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Quelques pistes pour l’éducation

Qu’elles puissent vous inspirer !

1. Il y a des campagnes de santé publique, comme par exemple « Manger Bouger », avec ses fameux bandeaux en bas des publicités : « Bouger 30 minutes par jour, c’est facile ». Et dans le bus, les autocollants nous apprennent la « Bus Attitude ». Je n’ai jamais vu de telle campagne sur les devoirs parentaux en matière d’éducation. Les parents ont le devoir de laisser à leurs enfants un temps et un espace pour effectuer leurs devoirs. Les parents doivent vérifier que les devoirs de leurs enfants ont été faits. Imaginez l’effet d’une campagne qui, juste avant le film du soir ou pendant les dessins animés de l’après-midi, demanderait aux téléspectateurs si les devoirs scolaires ont bien été faits. Imaginez une campagne qui, le soir en semaine à la télévision, rappellerait aux parents les besoins en sommeil des enfants. Je crois en l’efficacité d’une telle campagne. Je crois également à la possibilité de sa mise en œuvre, les fabricants de cigarettes ayant bien cédé.

2. On pourrait également créer une campagne de bonne utilisation de la télévision. Les parents seraient invités à choisir, de préférence, pour leurs enfants un programme éducatif ; et les téléspectateurs à ne pas abuser de la télévision. Il serait également possible en début de programme d’afficher brièvement sa nature : divertissement, programme éducatif, film etc. Il faut armer et guider le regard du téléspectateur.

3. France 5 est la seule chaîne française en partie axée sur l’éducation. France 5 diffuse aussi des émissions culturelles à ne pas prendre pour des programmes éducatifs. Certains de ses programmes, comme les magazines politiques, ne sont pas destinés aux enfants. En Corée, le groupe de télévision et radio consacré à l’éducation, l’EBS (Educational Broadcasting System), offre 4 chaînes éducatives, sans compter ses radios, bien qu’il me semble que certaines chaînes soient satellitaires. Bien sûr je ne connais pas vraiment le groupe EBS mais je ne peux pas m’empêcher de penser que 2 ou 3 chaînes entièrement consacrées à l’éducation ont un plus grand potentiel éducatif qu’une seule chaîne seulement en partie consacrée à l’éducation. Est-on sûr qu’il y a en France suffisamment de programmes éducatifs, et notamment de programmes éducatifs pour enfants ? Et quid de la formation tout au long de la vie ? Chaque fois qu’un enfant allume la télévision, il devrait avoir la possibilité de regarder un programme éducatif. Il y a des émissions culturelles qui invitent écrivains et philosophes mais il faudrait aussi des émissions où les philosophes fassent cours ! Il faut amener les téléspectateurs au niveau des programmes culturels. Il faudrait mettre en place une émission qui décortiquerait des textes littéraires, parce que tout le monde n’a pas ou n’a pas eu la chance d’avoir un bon professeur de français.

4. Les enfants de certains milieux ont plus accès que d’autres à certains matériels parascolaires. Je pense par exemple à certaines revues de mathématiques destinées à un public jeune, comme Diagonales. Plus de chaînes éducatives c’est aussi la possibilité de démocratiser ces matériels. Internet peut également être un important outil de démocratisation. Tant de programmes éducatifs seraient à inventer : jeux mathématiques, émissions permettant de vérifier en famille certains acquis etc.

5. Si je ne m’abuse, l’une des chaînes et l’une des radios d’EBS sont consacrées à l’apprentissage de langues étrangères. On pourrait imaginer une telle chaîne en France, avec également des programmes pour apprendre le français.

6. Une chaîne de l’apprentissage de la lecture serait à inventer. Les présentateurs pourraient notamment y lire pour les enfants des livres, des histoires, parce que les parents n’ont pas toujours le temps de le faire eux-mêmes. Les pages s’afficheraient à l’écran. L’écoute d’une histoire est une activité très différente du visionnage d’un dessin animé. Il y a davantage de mots et on y voit davantage leur pouvoir.

7. J’ai le sentiment, sans y voir du mal, que la plupart des programmes éducatifs français cherchent avant tout à ouvrir l’esprit. Corrigez-moi si je me trompe. Je pense par exemple aux documentaires sur les tremblements de terre, la sécurité routière ou la vie des animaux.

Pourquoi les programmes éducatifs français n’auraient-ils pas également l’ambition de présenter de façon progressive et profonde une matière fondamentale et exigente, comme les mathématiques, le français ou la physique ? Ces programmes seraient différenciés selon qu’ils s’adressent à un public d’enfants ou d’adultes. Les téléspectateurs auraient la possibilité de réviser ou de revoir un sujet, présenté de manière différente, parfois des années après ; de renouer avec une matière abandonnée depuis la fin de leurs études ; et enfin de découvrir dans certains cas une nouvelle matière.

Je remarque qu’en France il n’y a pas de programmes télévisés suivant de près ou de loin les programmes scolaires. A l’inverse il me semble qu’en Corée, l’une des chaînes d’EBS prépare à l’examen consacrant la fin de l’enseignement secondaire.

8. Jusqu’à présent, en ce début de campagne, je n’ai entendu personne parler de l’enseignement des mathématiques. Je souhaite simplement signaler que les « manuels de Singapoure » ont été traduits en français et que Laurent Lafforgue en dit le plus grand bien dans la préface qu’il a lui-même écrite. Ces manuels sont d’ailleurs testés en Israël. Le MoDem est-il en contact avec des mathématiciens comme Laurent Lafforgue ou Jean-Pierre Demailly ? Quelle est la position du MoDem sur les expériences éducatives ?

9. L’idée défendue entre autres par Philippe Meirieu de passer des films en version originale sous-titrée, afin de mettre en contact le téléspectateur avec une langue étrangère ainsi qu’avec la langue française écrite, me paraît intéressante.

Je rajoute une remarque, qui est qu’il serait possible de diffuser certains programmes en français, comme les dessins animés, avec leurs sous-titres en français, qui existent bien souvent déjà. Cela permettrait de mettre plus souvent en contact le téléspectateur avec le français écrit. Cette mesure intéresserait sans doute aussi les malentendants.

N.B. : l’autre jour, j’étais assis sur une banquette d’un wagon de métro. Quelqu’un avait ses pieds sur une banquette avoisinante, non sur le bord mais en plein dessus. Je lui ai demandé de les retirer. S’en est suivi de sa part une défense douteuse (« le métro, c’est une merde ») et j’ai failli me prendre un coup de pied. Il y aurait eu une étiquette priant les voyageurs de ne pas mettre leurs pieds sur les sièges, il aurait été plus facile pour moi de défendre mon point de vue. Cette anecdote est à mon sens en faveur de campagnes comme la « Bus Attitude ». Que la RATP rajoute une étiquette concernant les pieds sur les sièges !

 

Retrouvez l’article de Victor Tatort directement sur son blog en cliquant ici.

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Posté par Daniel54, le 24 août, 2011 à 21:25

S’inspirer de Philippe MERIEU : voilà la chose à ne pas faire ! Il faut mettre le maître des pédagogistes et ses amis (sciences de l’éducation) au rancart .Voilà 20 ans qu’ils flinguent notre système éducatif. Ras le bol avec l’enseignement ludique .
Au lieu de s’inspirer de Meirieu , il vaut mieux lire Sophie Coignard, JP Brighelli……..