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Quinzaine des droits de l’enfant: les inégalités croissantes

12:34 dans Non classé par Modérateur

Ce sont ainsi deux millions d’enfants qui sont en danger sanitaire, social et scolaire. C’est ce que dénonçait il y a un an Dominique Versini (notre photo), ex Défenseure des enfants dans son rapport. L’ancienne secrétaire d’état chargée de la Lutte contre la précarité et l’exclusion de 2002 à 2004, est venue librement parler de ses fonctions aux universités de rentrée du MoDem en septembre 2011. Retrouvez son intervention ici

Cette année, la fonction de Défenseur des enfants, institution créée à l’unanimité en 2000 a disparu, englobée dans une nouvelle instance à la vocation plus généraliste, le défenseur des droits. Dans son rapport publié le 15 novembre 2010, le dernier en tant que Défenseure des enfants Dominique Versini, a dénoncé cette orientation en soulignant combien le maintien de cette mission aurait été essentiel. Son rapport évoque la précarité des plus jeunes : les conséquences très néfastes sur leur santé ou leur parcours scolaire d’une vie d’errance marquée par les difficultés financières et d’accès aux logements.

Les inégalités qui frappent les deux millions d’enfants qui vivent dans des foyers dont les revenus sont inférieurs à 950 euros par mois (seuil de pauvreté) s’observent notamment dans le domaine de la santé. Dominique Versini fustige ainsi les « inégalités croissantes dans l’accès aux soins » et assure qu’une médecine à deux vitesses est en train de se créer. Les difficultés s’observent dès la naissance avec une « insuffisante mobilisation au niveau de la périnatalité, alors qu’il y a une « survulnérabilité » des familles à ce moment là », juge le rapport.

Mais surtout la pauvreté expose à un défaut chronique de prise en charge. Pointant du doigt les ratés de la couverture médicale universelle (CMU), elle souligne qu’un nombre croissant d’enfants victimes de la pauvreté sont de plus en plus exclusivement pris en charge par les « urgences hospitalières, ce qui crée une discontinuité dans leurs parcours de soins ».

Les symptômes de cet accès inégal et inefficace aux soins seraient entre autres à lire dans un « risque de surpoids » multiplié par trois chez les enfants et les adolescents vivant dans la précarité. Face à cette situation, l’ex défenseure des enfants appelle à la mise en place d’un « plan santé enfant et adolescent », qui permettrait de limiter l’incidence de la pauvreté sur le suivi et le bien être des plus jeunes.

Ces enfants pauvres cumulent toutes les difficultés et handicaps: difficultés de logement, parcours scolaire chaotique, inégalités devant la santé. Pire, selon Dominique Versini, certains indicateurs montrent une dégradation. À titre d’exemple, les grossesses de jeunes adolescentes sont en hausse (15 000 avortements par an concernent des mineures) ; dans un autre domaine, elle signale que les performances à l’école ont baissé, ces dernières années, en lecture et en mathématiques par rapport aux autres pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Des constats alarmants pourtant des moyens ont été mobilisés et plusieurs textes votés: loi contre l’exclusion en 1998, loi de cohésion sociale en 2005, loi de protection de l’enfance et loi sur le droit au logement opposable (loi Dalo) en 2007… « On investit plus d’argent que nos voisins européens » dans ces domaines – près de 70 milliards d’euros, d’après son rapport –, mais les résultats ne sont pas au rendez-vous, a-t-elle déploré. Le tableau est particulièrement noir en matière de santé.

Avec un nombre croissant de « médecins refusant les personnes ayant la CMU », « les familles se replient sur les urgences hospitalières », note l’ancienne défenseure, avec pour conséquence « une discontinuité dans les parcours de soins des enfants », traités seulement lors d’épisodes aigus. De même, elle observe « un risque d’obésité » démultiplié, avec deux fois plus de jeunes ayant un problème de surpoids en zone d’éducation prioritaire (ZEP), où l’on constate aussi que 16 % des enfants ont des caries non soignées.

« Les familles pauvres ont très peur de voir leurs enfants placés et ont tendance à fuir les institutions », explique Dominique Versini en regrettant, au passage, que le nombre de placements pour cause de précarité soit trop important en France.

Son rapport égrène d’autres constats alarmants : manque cruel de logement sociaux rendant inapplicable la loi sur le droit au logement opposable (Dalo); doublement des expulsions ces dix dernières années (30 000 à 40 000 familles seraient concernées chaque année); 150 000 jeunes sortant du système scolaire sans qualification tous les ans…

Absence d’un ministère de la famille : pour expliquer ces mauvais résultats, Dominique Versini met pour partie en cause l’actuel pouvoir, en s’étonnant d’ailleurs de l’absence, dans le gouvernement, d’un ministère de la famille. Elle s’est montrée très sévère sur la non-application de certains textes, des erreurs de priorités, voire une approche en contradiction avec les droits élémentaires des enfants. En particulier ceux concernés par la politique d’immigration. « Le durcissement de (cette) politique a rendu leur situation plus difficile, c’est une des grandes observations de mon mandat », a regretté l’ex défenseure stigmatisant le « placement » des enfants en centre de rétention avec leurs parents, les entraves au regroupement familial, la situation des Roms…

Elle s’est aussi insurgée contre la suppression des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire, plaidant a contrario pour une approche « positive » du problème. « Il existe des dispositifs expérimentaux où l’enfant est entouré, pris en charge en réseau, avec sa famille. Voilà ce qui marche ! », a-t-elle insisté. Enfin, elle a relevé l’échec d’un des objectifs affichés par le chef de l’État lorsqu’il a été élu : réduire d’un tiers la pauvreté en cinq ans. On en est loin, a-t-elle expliqué en substance.

Autant d’arguments, selon Dominique Versini, qui plaidait en faveur du maintien du défenseur des enfants « en tant qu’institution indépendante, visible et accessible ». Parce que, dit-elle, « les enfants ne sont pas des citoyens comme les autres » et que « nous intervenons en dernier recours pour trouver des solutions aux cas les plus complexes ». Ses équipes ont démêlé la situation de 3 000 enfants en 2010

L’expression « inégailités croissantes » a aussi été utilisée par François Bayrou dans livre Abus de pouvoir paru en 2009, pour expliquer que un des buts non avoués de la politique de Nicolas Sarkozy était de créer une politique qui favorise les hauts revenus, qui, selon Sarkozy,  sont le moteurs de l’économie. Ce rapport, vient corroborer l’analyse de François Bayrou.

source: http://eulogos.blogactiv.eu

Retrouvez l’article sur le blog du MoDem Issy-les-Mouluneaux en cliquant ici.

François Bayrou, premier de cordée

12:07 dans Non classé par Philippe Fintoni


Pour éclaircir le sujet, il faut dire que droite et gauche existent parce qu’il y a un centre et ensuite poser cette question première à un « centriste » pour savoir s’il usurpe ou pas le terme : Etes-vous indépendant de l’UMP et du PS ou en êtes-vous un supplétif ?

Coup d’ARES !

C’est en quelques sorte la question qui était posée à l’Alliance Centriste réunit en Congrès à Angers. Jean Arthuis et les adhérents ont préféré l’indépendance et la consolidation d’un centre large à la proposition de Borloo, Morin et Bockel d’une ARES deuxième droite soumise à l’UMP.

Pour moi, François Bayrou est le premier de cordée dans toute ces « chapelles centristes », celui qui a eu le courage dès 2002 d’ouvrir la voie pour un centre large et indépendant, libre des noyaux durs de l’UMP et du PS. Jean Arthuis semble être celui qui a joué au second de cordée, il suit le premier sans perdre de vue les suivants.

Nous avons rencontré François Bayrou samedi matin avant sa venue à ce Congrès et il précisa quelques points :

  • Cette famille politique sera bientôt rassemblée.
  • Le pays est en situation d’urgence,
  • Dans notre programme, il n’y aura pas de promesses abusives.
  • Dire la vérité au pays, sera la condition nécessaire du redressement et de sa reconstruction.

A la question d’un militant voulant connaitre le leader le plus légitime pour conduire ce centre rassemblé, François Bayrou a répondu, « le plus authentique ».

Cette famille politique se rassemblera autour de ses valeurs et convictions à 3 conditions annoncées à la fois par Bayrou et Arthuis :

  1. Rassemblée par le choix de l’indépendance,
  2. Rassemblée autour d’un projet,
  3. et sans exclusive en son sein.

http://www.dailymotion.com/videoxjocq3

A la porteé nationale du choix de l’AC samedi s’ajoute une question locale. Car lors des dernières élections régionales, deux responsables du Mouvement ont opportunément rallié la majorité présidentielle car ils ne croyaient pas dans la stratégie d’indépendance et d’ouverture de Bayrou disaient-ils. Samedi à Angers, le refus de l’Alliance Centriste de rejoindre Borloo et sa deuxième droite s’appuie sur une quasi unanimité des votants sauf une abstention et un contre, peut-être que ces deux personnes sont les mêmes ? Cela serait logique et augurerait de leur départ vers l’ARES, mais logique et opportunisme ne font pas toujours bon ménage.

Dans le cas contraire ce retournement de situation doit marquer la primauté des comportements  cohérents. Notre combat politique est aussi celui d’un combat contre le cynisme en politique, il faut donc faire confiance à ceux qui ont eu raison avant, depuis de début et qui n’ont pas trahi…Notre ouverture à tout ceux qui veulent construire cet arc démocrate, républicain et écologiste est réelle mais sans naïveté, avec de la mémoire et en accordant aux opportunistes la place qu’ils méritent… c’est la différence entre la vague et l’écume.

 

Retrouvez cet article directement sur le blog de Philippe Fintoni en cliquant ici

Bayrou, au nom du père, du fils et du Saint Laïque

11:23 dans Non classé par yvesdelahaie

Ce n’est pas toujours facile d’être chrétien, catholique, pratiquant tout en étant un des défenseurs les plus acharnés de la laïcité. Pourtant, François Bayrou se revendique autant de l’un que de l’autre. « Incompatible », railleront certains et il en sera en 2012 comme il en fut en 2007 ou encore en 2009 lors des européennes.

Seulement si la laïcité se mesurait à l’aune de sa non croyance, voire de son athéisme, nul doute que certains de nos femmes et hommes politiques en seraient le meilleur garant. Las, il suffit de voir notre président de la République, qui n’a rien d’une grenouille de bénitier et qui n’a pas hésité à faire l’étalage dans un livre d’une nocivité sans nom La République, les Religions, l’Espérancedes avantages de la laïcité ouverte (quand l’adjectif « laïque » doit être un adjectif relationnel et non avec épithète comme le suggère également Jean Baubérot), qui n’ a pas hésité à se déclarer en 2003 pour un financement des lieux de culte afin de mieux « contrôler » l’Islam de France et qui n’a pas hésité surtout à faire allégeance au Pape l’été dernier comme pour expier ses fautes dans l’affaire des Roms pour se convaincre du contraire. Non, véritablement, non, ce n’est pas à sa mécréance que l’on peut jauger votre laïcité.

Pour François Bayrou, il en va de la foi comme de la laïcité : les racines sont profondes, les intentions sont sincères, mais la pratique peut parfois laisser planer quelques doutes. Et ce sont dans ces brèches que ses détracteurs préfèrent entrer en y mettant une lumière ostentatoire, oubliant qu’au-delà du lièvre débusqué, la tanière est pourtant irréprochable dans ses moindres recoins.

Car s’il est un homme qui insiste, sans coup férir, sur les bienfaits de la laïcité, c’est bien le député béarnais. Chacun de ses livres y consacre un ou plusieurs chapitres. Avec à chaque fois, une position sans ambiguïté. D’autant plus limpide qu’il n’aurait guère recours à des nègres pour les écrire, une rareté dans le monde politique.

Le protecteur absolu de la laïcité

« La France est laïque. Ce n’est pas seulement un choix politique, c’est devenu notre caractère national. Je le dis d’autant plus que je suis croyant, et même pratiquant comme on dit. En même temps, du même mouvement, je suis défenseur et je serai protecteur absolu de la laïcité. La laïcité, c’est ce qui permet aux croyants de différentes religions, de différentes confessions, aux incroyants et aux agnostiques de vivre ensemble sans que nul n’ait la tentation d’imposer aux autres la loi de sa communauté. La Laïcité, c’est ce qui sépare la foi de la loi. », dit-il dans Projet d’Espoir.

A Nicolas Sarkozy qui voulait modifier la loi de 1905, François Bayrou répondait avec fermeté un « non » définitif dès 2007, dans Confidences : « Il y a plein de communes qui financent la construction de mosquées. Vous faites un bail emphytéotique, comme on dit, de 99 ans, et puis la question est réglée. C’est permis par la loi, mais l’idée que l’Etat se mêle par exemple de payer les imams est une idée que je ne trouve pas laïque. »

Et c’est d’ailleurs dans l’adversité et la condamnation que souvent François Bayrou trouve de la hauteur, morale et civique, comme ce fameux soir, où plus que tout autre présent sur le plateau, il avait clairement démasqué les mensonges des prophètes du Président, l’un niant par ignorance, l’autre par tartufferie :

http://www.dailymotion.com/videoxjpp3x

Même Jean-Luc Mélenchon, pourtant avare en compliments, et qui n’est pas du genre à se laisser impressionner sur la question de la laïcité, comme le montre avec brio sa démonstration de force face à Marine Le Pen, la nouvelle convertie de la sainte laïcité, sur le plateau de BFM le 14 février dernier, le confessa dans… Valeurs Actuelles le 11 décembre 2008 (cela ne s’invente pas).

« Le comportement de Bayrou évoque le PS des années 1980. Il a une vraie rigueur sur les questions importantes. Il peut gagner en 2012. C’est un littéraire, ça s’entend à l’oreille, ce n’est pas une de ces têtes d’œufs technocrates qui encombrent le devant de la scène. Sur la laïcité, il a su trouver les mots justes. Mais il était crédible parce qu’il a eu le même comportement à l’égard du dalaï-lama que du pape. Les socialistes étaient aphones une fois de plus. (…) Mes chers camarades ont préféré faire les clowns à Nantes avec des écharpes autour du cou aux causeries religieuses du dalaï-lama. »

Polémique sur la réforme de la loi Falloux

Alors irréprochable François Bayrou sur la laïcité ? Certains de ses détracteurs le contestent et ne cessent de pointer un décalage entre des prises de position régaliennes et moralement inattaquables et des pratiques plus diffuses. Il faut bien avouer que certaines de ses décisions passées l’ont rendu suspect aux yeux de certains.

Et au premier rang d’entre elle, la fameuse réforme de la loi Falloux, qu’il soumet à l’hémicycle en 1993 concernant le financement des établissements privés. Son projet propose de permettre aux collectivités locales de financer sans restriction la construction et l’entretien des établissements d’enseignement privé. Pour lui, il n’y avait pas entrave à la laïcité puisqu’il considérait que l’on ne devait pas faire de différence entre un élève du public et un élève du privé. En cause la vétusté de certaines infrastructures du privé qui, faute de financement, menaçaient de s’écrouler et de blesser des élèves et des enseignants. Il payera ce qu’il confessera être une erreur au prix cher : un million de personnes défileront dans la rue pour y défendre, selon eux, les principes de la laïcité.

Puis arriva 2004. Cela faisait déjà bien longtemps que le président de l’UDF d’alors avait rompu les ponts avec la droite traditionnelle en général et la politique chiraquienne en particulier. La raison de son ire ? La volonté du président de la République d’édifier un grand parti unique, l’UMP, alors même qu’il avait élu avec davantage de voix de gauche le 5 mai 2002. Bayrou y voit la volonté d’instaurer un système bipartite à l’américaine, quand lui estime que la France et surtout la voix des Français est plurielle : « En France, les partis majoritaires ne sont pas majoritaires (…). Les partis majoritaires sont minoritaires. Au mieux, ils sont à trente, au plus bas ils sont à seize. Et ce sont ceux-là qui trustent, qui monopolisent la représentation. Ce n’est pas juste et ça empêche que les Français aient confiance dans le débat », confesse-t-il à l’équipe du PoliTIC’Show le 21 octobre 2006.

Est-ce la raison pour laquelle il s’abstient de voter la loi contre le port de signes ostentatoires à l’école voulue par Chirac alors qu’il s’était montré contre le port du voile dans les établissements scolaires quand il était Ministre de l’Éducation ? Le président du MoDem s’en défend auprès des étudiants journalistes de Sciences-Po le 27 avril 2011, qui lui affirmaient qu’ils avaient du mal à le suivre : « Je suis contre le port de signes religieux ostentatoires à l’école. La société française ne supporte pas que la règle religieuse soit supérieure à la règle civile. Mais cela selon moi, relevait non pas d’une loi, mais du règlement intérieur des établissements ». Il est vrai que la loi de 2004 ne faisait que renforcer la loi déjà existante dans le domaine. Et Bayrou se rappelle surement qu’à son époque une simple circulaire avait largement suffi.

Régulièrement attaqué sur ses croyances

Cela montre en tous cas, que même paré des meilleures intentions, François Bayrou est attendu au tournant. Sans doute parce qu’on le sait très martial sur la question et ses remontrances sonnent parfois comme des leçons de morale que les pourfendeurs de la laïcité ont dû mal à digérer. Surtout parce qu’on sait que la matière religieuse est une zone éminemment sensible chez ce catholique pratiquant, et que la moindre attaque sur la question le blesse plus que tout. Ad hominem.

Dominique Paillé s’en est parfaitement souvenu, lui qui fut son bras droit avant d’être irrésistiblement attiré par les sirènes sarkozyennes qui promettaient des maroquins si glorieux comparés aux traversées du désert promise au Béarnais. Dans son pamphlet, Les habits neufs des faux centristes, il promit en avril 2009, de déshabiller le troisième homme de la Présidentielle en le rhabillant pour l’hiver par la même occasion. Et d’attaquer froidement sur les croyances de son ancien ami : sur la réforme de la loi Falloux, il dégaine : « Il tenait là un sujet de combat idéologique, conforme à ses engagements chrétiens » avant d’ajouter : « il ne m’a jamais pardonné ma laïcité militante ».

Mais sa plus forte charge sur la foi de l’homme est inscrite dans un chapitre intitulé Dieu sait tout, Bayrou est son prophète quand il assène : « J’ai pu constater qu’au cours de cette période de retraite (…) il avait passé une très grande partie de son temps à la messe ou en méditation à Saint-Pierre-du-Gros-Caillou, la paroisse dont dépend sa résidence parisienne ». Ou de rappeler qu’il passait « le plus clair de son temps rechercher l’éclairage divin pour arrêté position ». Il ajoute tout en nuance : « François Bayrou est une sorte d’autiste dont le seul interlocuteur dans les phases d’introversion est Dieu » avant de conclure : « car c’est aussi un aspect à la fois sympathique et anxiogène du personnage : le dilettantisme. Persuadé que la Providence lui réserve un destin exceptionnel, il s’exonère à bon compte du travail et d’un investissement personnel indispensable à la réussite ». Rappelons que dans son livre qui connut un anonymat assez conforme à la qualité de l’écriture, il était question de rappeler ce qu’était le Centre… On le voit, les violences faites aux personnes ont bel et bien progressé sous l’ère Sarkozy.

Mais la plus lourde humiliation que subit sur la question de la foi François Bayrou, resta cette tribune sarcastique des plus violentes quand on sait la piété du personnage, faite par Daniel Cohn-Bendit à Toulouse en marge des européennes.

La réaction, on le sait, fut sanguine avec en réponse la fameux clash de l’émission d’Arlette Chabot à quatre jours du scrutin. Preuve s’il en était de Cohn-Bendit savait là où il touchait (il avait d’ailleurs repris la confidence de Nicolas Domenach qui racontait cette fameuse théorie sur les candidatures à plusieurs chiffres de la Présidentielle).

Pour autant, Bayrou manque-t-il à la laïcité parce qu’il croit comme tentent de le distiller ceux qui veulent le voir trébucher ? Il ne nie en bloc et le rappelle avec clairvoyance dans Abus de Pouvoir :« La vie a fait que je suis engagé pour défendre la laïcité et que je suis croyant. Et même ‘pratiquant’, comme on dit. C’est comme ça. C’est ma vie. Et je n’y vois aucun paradoxe, au contraire. Pour moi, c’est une seule et même logique de libération, d’émancipation, particulièrement lorsqu’on se reconnaît dans le christianisme, puisque le Sauveur a lui-même ouvert cette voie révolutionnaire : ‘Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu’. »

Bayrou l’a dit et répété : c’est parce qu’il est si croyant qu’il est si laïque, comme le côté pile et le côté face d’une même pièce. Se rappelant que sa foi en la laïcité lui garantit avant tout sa liberté de croire tout simplement.

 

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Photo : Soazig de la Moissonière

10 questions à Yann Wehrling

15:52 dans Non classé par Modérateur

Peux-tu s’il te plaît nous dire ce qui t’a poussé à devenir Orange après avoir été secrétaire national des Verts ? Quelles sont tes relations avec eux aujourd’hui ?

Je reste écologiste évidemment, mais j’ai passé 20 ans de militantisme à dénoncer les méfaits des activités humaines sur la planète… trop souvent en vain. J’ai pris conscience que l’écologie ne devait pas ou plus être une option politique minoritaire, mais qu’il fallait œuvrer à des majorités larges qui dépassent les clivages gauche-droite, quitte à être plus modéré dans les propositions. C’est pourquoi, j’ai rejoint un parti qui était à la fois au centre, désireux de dépasser les clivages, et pleinement conscient des urgences écologiques. Quant aux Verts, j’y garde beaucoup d’amis, notamment du côté de ceux qui pensent comme Nicolas Hulot, et il serait idiot de ma part de les considérer comme des adversaires alors même que j’ai les mêmes soucis de préservation de la planète. Après tout, ils m’ont choisi plusieurs fois de suite pour porter leur parole, …sans doute est-ce parce que nous n’avions pas tant de divergences ;) . Ma différence avec eux est devenue essentiellement d’ordre tactique ou stratégique.

En général, les porte-parole sont un peu moins langue de bois que les grands noms de la politique, mais encore trop pour être crédibles. Est-ce une « secte de la langue de bois » ? Pour des questions simples comme : « pensez-tu honnêtement que François Bayrou ira au deuxième tour ? »

La fonction de porte parole est comme son nom l’indique de « porter la parole »… en l’occurrence, du Modem. Cela demande de vérifier un tout petit peu si ce qu’on dit est en accord avec la plupart des cadres du Mouvement. Ceci peut conduire parfois à de la langue de bois, c’est vrai. Les formules sont alors un peu vagues pour parler d’un sujet sur lequel nous n’avons pas encore arrêté de position (c’était vrai aussi quand j’étais porte parole des Verts… même davantage ! ;) ). Après, il y a toujours une part d’expression personnelle. On peut à la fois être « porte parole » et être « Yann Wehrling ». Les deux sont heureusement compatibles. Quant à la question de savoir si François Bayrou ira au deuxième tour, ce n’est pas une question, c’est de la divination que tu me demandes. Je n’en sais rien. Les prises de positions caricaturales prises par l’Elysée qui fait toutes les semaines un clin d’œil au FN et aux plus riches, et le projet socialiste qui est un come-back du programme de Jospin1997, me font penser qu’il y a vraiment une nécessité d’une offre au centre. En tout cas, je ne me suis pas engagé pour « mon » candidat fasse de la figuration au premier tour.

Même question que Benoît Hamon. Que penses-tu des cumuls de mandats, cumuls de retraites à vie ? Je trouve cela totalement scandaleux. Et toi ? Si oui, le MoDem a-t-il une solution ?

Ce qui me choque c’est le cumul des indemnités. Sans verser dans la démagogie, la réalité est que beaucoup d’élus peuvent assez rapidement, grâce au cumul d’indemnités, être parmi les 10% des français les plus riches  (+ de 3000 euros de revenus mensuels). Je crois que ceci crée forcément un fossé d’incompréhension entre eux et les électeurs. J’entendais récemment une sénatrice socialiste dire que si nous réussissions à limiter le cumul des indemnités, nombre d’élus finiraient par se rendre compte que plusieurs charges électives sont bien lourdes à assumer. Je trouve cela très juste. La limitation de ce cumul ainsi que celui du cumul dans le temps, seraient des mesures nécessaires pour renouveler le personnel politique.

Pour moi, le porte-parole, c’est un mec qui lit des textes à la presse. Concrètement, porte-parole d’un parti (du MoDem, de fait), c’est quoi ? Il faut avoir une gueule ? Un charisme ? Des idées ? Rien de tout ça ? Tout ça à la fois ?

Il faudra poser la question à ceux qui m’ont demandé de l’être à la fois chez les Verts puis aujourd’hui au Modem. Non, je ne lis pas des textes. D’autres le font en effet pour s’en tenir au mot près. Personnellement, j’essaie de prendre cette tâche avec une forme de curiosité sur les sujets que je développe. Je pense que si on ne s’intéresse pas à ce qu’on dit, si on ne cherche pas à étudier les sujets, s’en nourrir, difficile de trouver un intérêt à la tâche.

Avant de se quitter, cinq questions à l’emporte pièce ! Il n’y a aucun piège (parfois il y en a), elles sont tirées au hasard (ou tout à fait subjectivement). Un mot, une phrase, un paragraphe, une page. Avec ou sans explications. C’est toi qui vois. Il y a néanmoins une règle, il y a un thème pour chaque question.

Style : Les lunettes d’Eva Joly ou l’écharpe de Nicolas Hulot ?

L’écharpe de Hulot… parce que je me sens plus proche de lui que d’Eva Joly, même si, je dois avouer que j’ai entendu récemment Eva Joly lors d’une soirée à laquelle nous avons tous les deux participer, et je l’ai trouvé « émouvante ».

Sport : RC Strasbourg ou AS Nancy ?

Grand aveu, ne le dis à personne car pour un politique, c’est un mauvais point : je ne suis pas très amateur de foot… tu me verras plus aisément à un match de rugby.

High-tech: Eolienne ou nucléaire ?

A ton avis ?

Culture : Plantu ou Uderzo ?

Sempé.

Inclassable : Winnie l’Ourson ou Petit Ours Brun ?

Je ne résiste pas : voilà ma réponse :

http://dai.ly/kvAZke

Un dernier mot ? L’actualité du moment ? Un secret ? Le programme de 2012 ?

Un dessin, forcément (et j’en distribue un chaque semaine aux journalistes présents à mes points presse du Modem) : le dernier était sur la primaire des Verts et le fameux concombre toxique.

 

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MoDem: Pour un Conseil national en orange vif

12:35 dans Non classé par sylvaincanet

Le Mouvement Démocrate a une vocation majoritaire et souhaite porter en 2012 une espérance populaire. Un devenir ambitieux, voilà ce que des élections internes posaient aussi, en filigrane, comme enjeu. Le conseil national renouvelé doit maintenant accompagner ce chemin de conquêtes.

Nouvellement élu conseiller national, voici quatre premières réflexions que je souhaite vous soumettre :

1. Un MoDem fort et indépendant suppose que nous ne soyons pas une force d’appointmais bien une force, un point c’est tout. Il s’agit de construire, en même temps qu’une indépendance, une présence.

Capter le rejet d’une société qui va mal, entendre cette colère française puis la traduire et porter l’espoir avec François Bayrou, implique d’incarner une affirmation de soi ; en tous cas poser comme préalable que nous ne serons pas en demi-teinte, siégeant pompeusement au sein d’une instance alors qu’il faudrait y être debout.

Mieux qu’une chambre d’enregistrement, le conseil national est ce parlement et cet outil de pensée, de construction, d’élaboration, de cohésion et d’expression d’une force et de personnalités démocrates et centristes.

2. Sortir de la culture du milieu, entrer dans celle du « combat ». C’est aussi assumer selon les moments une stratégie dite de confrontation (Elle diffère de celle du compromis permanent qui confine au politiquement correcte) Cela sous-entend qu’une génération, armée par la pensée autant que par la voix, participe au mouvement et le fasse vivre par ses prises de parole et ses initiatives, aux cotés de l’exécutif.

Plaçons bien haut le verbe et le projet et gardons-nous de trop de contorsions politiques. Le centre n’est pas l’espace de la moyenne raisonnable. Comme il serait mortifère de n’être qu’une réunion de notables bon teint, de cadres de bonnes familles, de classes moyennes ou supérieures, tournant en boucle une pensée lissée et conforme.

Cela suppose un travail sur le fond et la forme qui s’appuie aussi sur la belle variété d’adhérents de tous bords, ouverts et  tolérants, que nous formons. Une meilleure prise en compte des travaux internes ou des commissions y contribue.

3. Outre le projet d’une société plus humaine, la créativité doit être l’autre moteur de réussite du MoDem.  On n’émerge pas avec des solutions passe-partout. Il nous faut bousculer les habitudes et le ronron en se constituant un réservoir de solutions inexplorées. En tout cas poser une expression politique constructive, inventive, vivante, sans concession, est un postulat.

Se manifester en centristes qui savent être entiers et ne renoncent pas à « changer le monde ». Les Démocrates sont des gens qui osent, créent, insistent et obtiennent des résultats sur leur terrain.

4. Devenir le parti des français c’est développer une espérance forte partout où est la vie. C’est être aux cotés des gens et de leurs préoccupations quotidiennes sociales, économiques ou écologiques : résoudre, dénouer, construire, là où ça se passe

C’est multiplier nos réseaux, démultiplier notre influence, travailler notre rayonnement et créer des allers-retours avec la société civile, ne jamais rester en circuit fermé.

Nous voulons ce mouvement vivant, et organisé qui saura prendre sa place. Le conseil national peut accompagner cette ambition de terrain.

Il n’y a pas une cause, un enjeu, un combat où le Mouvement des Démocrates ne puisse positivement Exister par ses pertinences ou même ses impertinences.

Une force affirmée (1) capable de confronter (2) et poser des solutions créatives (3) en interne comme sur le terrain (4), c’est ainsi que je vois un MoDem gagnant et nos valeurs l’emporter. Notre mouvement se construit en orange vif !

 

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Crise grecque : Bayrou dans Le Monde

15:30 dans Non classé par Modérateur

Ainsi, François Bayrou est questionné (avec Copé, Mélenchon, Hollande, Le Pen et Montebourg) sur la crise de la Grèce.

Position claire, simple, bien résumée dans l’article, dans laquelle on devine aisément les nombreux débats de la Commission Économie, très active sur les sujets monétaires.

L’économiste hétérodoxe que je suis reste certes perplexe, mais la position du MoDem reste la plus équilibrée et solide, si on prend par référence les modèles théoriques les plus largement acceptés. Personnellement, j’ai écrit au sujet de la crise dite financière de 2007 dans le cadre de mes travaux de recherche universitaire et, déjà début 2009, je signalais qu’on se gourait lourdement en pointant la « moralisation » nécessaire du capitalisme. De mon point de vue, je devrais dire du point de vue de mon modèle économique, ce type de crise est intrinsèque aux économies de l’opulence, pour parler à la Galbraith (The Affluent Society, 1958) et se configure comme une crise des libertés, au sens d’un I.Berlin (Two Concepts of Liberty, 1958) et d’un A.Sen (Repenser l’inégalité, 2000).

Le mesures prônées par le MoDem sont plus que raisonnables. Elles sont nécessaires. Toutefois, elles risquent de faire figure de palliatif, puisqu’elles s’attaquent aux symptômes, si les causes de la maladie ne sont pas soignées.

De ce point de vue, je pense que le Gouvernement grecque, et en réalité tout État d’Europe, devrait être fortement épaulé par les instances supranationales dans la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale. On a là deux éléments non financiers qui vont faire entrave aux capacités de remboursement de la dette de la part de la Grèce, tout comme cela est le cas en d’autres pays.

Par ailleurs, l’expérience nous apprend que la lutte contre la corruption est un des meilleurs moyens pour permettre à l’économie de croître de manière saine. Toutefois, pour cela il est nécessaire que les entreprises puisse avoir, elles, un accès équitable aux financements. Dans la situation grecque, ces financements devraient être très clairement favoriser les PME/PMI, car c’est dans ces structures où les revenus de l’activité tendent à être plus largement réparties, le(s) patron(s) étant eux mêmes souvent engagés opérationnellement dans les structures. De même, ces structures ont souvent des besoins suffisamment limités, ce qui permet de mieux repartir le risque des investissements.

Enfin, les interventions structurelles sur la machine publique devraient pointer plus la recherche d’efficacité (mieux de public) plutôt que de simple coupe budgétaire (moins de public), car un secteur public fiable et efficace est un élément nécessaire pour retrouver un climat social tolérable et remettre le pays sur les rails.

 

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Photo : Soazig de la Moissonière

Éducation : constat et propositions

16:24 dans Non classé par Modérateur

Je me baserais notamment sur les données de la vidéo, mais aussi sur les chiffres officiels fournis par le Ministère de l’Éducation Nationale (sur cette pagecelle-là ou encore celle-ci) pour étayer cet article.

Un constat chiffré
Dans un premier temps, après avoir rappelé le rôle de l’école (cohésion sociale, réduction des inégalités, apprentissage de la langue, intégration, laïcité, chemin vers l’emploi, etc) et sa place dans la société, la présente vidéo posent des constats chiffrés.
Les premiers constats concerne les élèves : environ 140.000 jeunes sortiront du secondaire sans diplôme cette année et 4 écoliers sur 10 sortiront de CM2 avec des lacune en lecture et/ou en écriture et/ou en mathématiques (le document du MEN donnant des chiffres du Ministère de la Défense (p.77) signale même qu’un peu plus de 10% des jeunes sont en difficulté ou en grande difficulté de lecture lors de leur JAPD). Les seconds constats concerne l’École : environ 50.000 postes ont été supprimés dans l’Éducation Nationale depuis 2007 et environ 1.600 fermetures de classes sont prévues pour la rentrée 2011.

Ainsi, un calcul s’impose. Selon les chiffres officiels, il y a eu cette année environ 3.492.000 élèves dans l’élémentaire avec une moyenne de 22,7 élèves par classe : avec un rapide calcul on arrive à un total d’environ 154.000 classes. A la rentrée prochaine, le ministère annonce 1.600 fermetures de classes ce qui porterait ainsi le nombre de classe à environ 152.400. De plus, on prévoit déjà 4.900 élèves en plus ce qui ferait un total d’environ 3.496.900 élèves. Avec là encore un calcul rapide, on arriverait dès lors à une moyenne de 22,9 élèves par classe.

Selon un rapport remis par Thomas Piketty (directeur d’étude à l’EHESS et Mathieu Valdenaire au ministère de l’Education Nationale en mars 2006, un élève par classe en plus à l’école primaire aboutirait à une baisse des résultats (de 0,39 points). Ainsi, il n’est pas besoin de faire de calcul pour dire qu’une augmentation du nombre d’élève par classe amènerait à une baisse des résultats (peu importe de combien) et nous ne pouvons accepter cela. Au passage, ce même rapport ajoute qu’il faut cibler très fortement les moyens en faveur des ZEP pour l’égalisation des chances et des résultats avec les écoles hors ZEP.

Enfin, comme vous le savez peut-être, Luc Chatel a annoncé l’embauche de 17000 personnes pour l’année 2011. Dès lors se pose la question de savoir à quoi correspondent ces postes. Il y a selon moi deux possibilités de réponse, mais une me parait plus probable : il s’agirait de la moitié renouvelable des postes « libérés » par les fonctionnaires partant à la retraite. En ce sens, cette campagne (qui coûte tout de même 1.35M€ HT au ministère) ne serait qu’un déplorable – car très coûteux -évènement de communication.
On pourrait alors se questionner sur ce coût en se posant notamment la question de savoir pourquoi le ministère paye autant alors que cet argent pourrait servir à d’autres choses. Là je n’ai malheureusement pas la réponse et je ne peux donc pas en dire plus.« A la rentrée prochaine, le ministère annonce 1.600 fermetures de classes »

Des propositions réfléchies
Enfin, dans un second temps, la vidéo annonce un objectif majeur : retrouver la meilleure éducation du monde pour protéger notre cohésion nationale, notre modèle social, notre identité, mais pour préparer les élèves à la société mondialisée (ou plutôt globalisée). Pour cela, ce sont six idées qui sont avancées.
Sur la sanctuarisation des moyens de l’Éducation Nationale (voir cet article et celui-là), sur la nécessaire revalorisation de la place de la communauté éducative et sur l’objectif affiché de 100% de maîtrise de la lecture et de l’écriture à la sortie du primaire et sur la sécurité des élèves avec notamment plus de surveillance en récréation et en temps de vie scolaire, je ne dirais rien de plus que mon accord (et l’éventualité d’un futur article à ce sujet). 

Sur les autres propositions, je souhaite développer mon avis. Le Mouvement Démocrate souhaite repenser le temps scolaire pour réduire la surcharge quotidienne avec une année plus longue et plus équilibrée. C’est une idée que je suis prêt à défendre car je pense que, en effet, il est nécessaire de revoir l’organisation du temps scolaire avec des journées moins chargées peut-être sur le modèle Allemand (cours de 7h30 à 13h30 et activités variées le reste de la journée) et moins de vacances notamment en été.
Toutefois, il reste ici à réfléchir sur le coût d’un tel projet : qui va payer les activités ? Si l’Etat doit payer, avec quel argent ? Je pense que ce débat devra se représenter lorsque la France aura des moyens réels pour financer des projets ambitieux, pour mettre en oeuvre une véritable réforme du système éducatif français.

Cette proposition va selon moi avec celle d’expérimenter des formats de « collèges hors les murs » pour adapter les élèves aux réalités et à la vie professionnelle. En effet, rapprocher les années scolaire et professionnelle est une bonne idée, une façon de préparer un peu plus l’élève à ce que sera – si tout va bien – sa vie future.
Si l’expression de « collège hors les murs » signifie plus d’interaction entre les collégiens et l’environnement extérieur (les entreprises, les associations, la mairie, etc) via par exemple des expositions ou des sortes de conférences adaptées aux collégiens, alors je suis favorable à cette proposition toujours dans l’idée de lier encore plus l’élève à ce qui l’attend (présentement dehors ainsi que dans son futur).

 

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