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Bayrou à 13% (sondage LH2) : prudence, travail, vigilance

15:20 dans Non classé par Pirrone Claudio

Il s’agit du LH2/Yahoo de cette nuit. C’est une excellente nouvelle, qui place le candidat soutenu par les Démocrates 4 points plus haut qu’en 2007 après la séquence de candidature, ce qui nous donne à espérer un score peut-être supérieur à 20%, bien que la prudence doit être de mise. De même, malgré la marge d’erreur implicite dans tout sondage, passer de 7% à 13% est trop macroscopique pour ne pas refléter un frémissement réel dans l’opinion.

Cela dit, je souhaite aborder le sujet selon un autre angle d’analyse : la prudence et le constat de la volatilité de l’électorat, qui exalte l’importance des séquences médiatiques.

Pour ce qui concerne la prudence, voici les scores exprimés sous forme de fourchette d’erreur :

Hollande : 27,5 – 35,5
Sarkozy : 22,5 – 29,5
Le Pen : 10 – 17
Bayrou : 9,5 – 16,5
Mélenchon : 4 – 9
Joly : 2 – 7

Autrement dit, il y a pour l’instant trois « couples » bien distincts, où la position relative compte peu (Sarkozy pourrait être devant) et qui possèdent un bon matelas sur les poursuivants. Autrement dit, le deuxième tour pour notre candidat reste encore lointain et ce sondage doit seulement nous inciter à redoubler d’effort. Aucune autosatisfaction ne serait justifiée.

Ensuite, pour les médias. Leur poids semble effectivement excessif, dans cette phase. Des six candidats, les quatre premiers y ont été les plus sensibles. Marine Le Pen qui s’envole après sa nomination à présidente du FN (20%), François Hollande suite aux primaires (frôlant les 40%), Nicolas Sarkozy dans le creux de la campagne socialiste (rattrapage spectaculaire, jusqu’à 30%, proche de son niveau de 2007), maintenant François Bayrou, après une très bonne semaine médiatique.

Le même effet, ne semble pas s’être manifesté pour Mélenchon et Joly, évidemment perçus comme des candidats de témoignage, déjà dans une logique de ralliement de deuxième tour.

Par conséquent, on peut penser que c’est une vraie course à quatre qui s’engage, où la neutralité des médias jouera un rôle immense, ce qui peut susciter des inquiétudes vu l’état de la France sur ce domaine. Par ailleurs, cela confirme mon analyse du mois de mai, si on excepte l’abandon des ambitions de succès de la part des Verts/EE, choix tactique pour s’assurer un groupe parlementaire dans la prochaine Assemblée.

En conclusion, si Bayrou a ses « trois mots » (produire, instruire, construire), nous, ses soutiens devons avoir les nôtres : prudence, travail, vigilance.

Bonne campagne !

Retrouvez l’article de Pirrone Claudio en cliquant ici.

Savez-vous pourquoi Mélanchon n’aime pas Bayrou ?

14:47 dans Non classé par Modérateur

Car le premier a dégainer réagir à l’annonce de candidature de Bayrou fut Mélanchon, le qualifiant d’adversaire et comme le dit l’Express, il ne se passe pas un jour sans qu’il tape sur le leader du Modem. Comme le démontre magistralement notre ami blogeur démocrate, l’argenteuillai sans frontière, le Front de Gauche poursuit avec constance et application sa campagne de désinformation (avec également le soutien de son ami Arnaud Montebourg). Pas moins de 8 billets publiés en 2 jours contre le Modem et Bayrou sur les site de campagne de Mélanchon.

Certains diront qu’entre mouvements politiques différents, opposés, il est normal de s’attaquer. Sauf qu’il y a une fixation et une animosité palpable. Lors des précédentes campagnes électorales des régionales ou cantonales, les seuls militants qui refusaient de nous serrer la main lors des tractages étaient ceux du FDG ; mais qu’est-ce qu’on leur dit sur nous dans leurs réunions de sections, quel message passe le commissaire politique ?

Mélanchon n’aime pas Bayrou parce qu’ils font la même analyse.

Tous les deux ont depuis bien longtemps compris que le principe de parti unique à droite comme à gauche est un artifice qui va s’étioler. Le PS et l’UMP ne peuvent perdurer. Les 5 courants au PS, les 3 à l’UMP sont des additions impossibles de poireaux et de carottes. Cela fonctionne encore grace à un scrutin électoral qui favorise les ambitions personnelles dans une atmosphère d’animosité, si ce n’est de haines internes.

Mélanchon le néo-révolutionnaire n’aime pas les réformistes.

Jean Luc Mélanchon veut tirer le PS vers une gauche ancienne, mélange de propositions à la fois révolutionnaires et conservatrices. Il redoute donc que les réformistes choisissent un autre chemin, celui proposé par François Bayrou, un autre projet de société porté par une nouvelle majorité centrale, composée de personnes compétentes et motivées.

Les réformistes qui s’entendent sur l’essentiel, peuvent aujourd’hui s’unir pour l’intérêt général, les français peuvent le leur demander en votant François Bayrou.

Retrouvez l’article de Philippe Fintoni en cliquant ici.

BAYROU EXPLIQUE A PIERRE MARCELLE ET A LIBERATION

12:41 dans Non classé par Modérateur

Dans dans sa volonté d’exprimer un avis iconoclaste, visionnaire et politiquement incorrect, cette note ressemble à un brillant argumentaire de café du commerce, mâtiné de langue de bois copéïste et de saillie mélenchonienne. Tout ce que j’aime. Mais ayant des vélléités philanthropiques et ayant fréquenté le siège du Modem pendant 5 ans, je m’en vais lui expliqué ce Bayrou auquel le triangle d’or du milieu médiatique ne comprend rien, puisqu’il échappe aux variations saisonnières des modes du show biz politique, qui permettent aux chroniqueurs d’avoir la sensation de se renouveler, quitte à écrire cycliquement les mêmes absurdités.

Pourtant la chronique de Monsieur Marcelle commence par une constat que je partage et qu’il ne fait pas bon exprimer : « Ça y est, l’homme orange est candidat! Putative depuis cinq années, annoncée depuis deux semaines et officielle depuis mercredi, l’annonce de l’entrée dans la lice du champion du p’t'êt’ ben qu’oui – p’t'êt’ ben qu’non achève de figer la présidentielle dans sa caricature. Elle souligne jusqu’à l’absurde la personnalisation de ce rite quinquennal dont l’essence plébiscitaire va à l’encontre du principe démocratique même, mais sur un mode, cette fois, franchement drolatique. » La mention de « l’homme orange » est pour moi très parlante, bien que ne se référant pas à François Bayrou, mais à une chanson énigmatique de Michel Jonasz, dont la poésie m’a longtemps fasciné, bien que son message – en lien avec la déshumanisation progressive de la société, ainsi dirigée vers une nouvelle forme de dictature – nécessite une certaine attention pour être perçu. Là où je rejoins Pierre Marcelle c’est dans le constat que la personnalisation à outrance du rite présidentiel porte une « essence plébiscitaire contraire à la démocratie ». Dans cette sentence aux apparences révolutionnaires, Pierre Marcelle, trop cultivé pour l’ignorer, fait en réalité du Mendes-France, puisque l’inflexible marrane de l’Eure sacrifia sa carrière politique aux portes de la magistrature suprême, dans la prescience des dérives futures de la conjugaison du développement du système médiatique et du suffrage universel direct.

Or Mendes-France était loin d’un révolutionnaire et sans doute l’homme politique le plus proche de la ligne du Bayrou de la dernière décennie, c’est-à-dire humaniste et nuancé. Pour le reste, ce premier paragraphe de Marcelle, annonce la couleur, celle du gros trait sans argument, de la crispation sur des lignes bien clivées, dans l’obsession d’un bi-partisme stricte, ne laissant aucune place à la subtilité et à un pragmatisme non inspiré du calendrier politique, mais de l’analyse juste de la situation. On comprend néanmoins que le bi-partisme en question ne saurait se trouver dans l’antagonisme traditionnel entre PS et UMP, mais entre libéralisme et anti-libéralisme, comme si chacun de ces camps ne peut être qu’univoque, puisqu’ici libéralisme est considéré comme tout ce qui ressemble de près ou de loin à un système vaguement capitalistique, comme si toutes ses déclinaisons aboutissaient à la même société.

Si Bayrou, dont je tenterai de définir plus loin certaines caractéristiques personnelles, est la caricature de la perversité électorale, je ne saurai que me glacer d’effroi devant les autres prétendants. Celui que Pierre Marcelle défini comme le « champion du p’t'êt’ ben qu’oui – p’t'êt’ ben qu’non » est juste le seul candidat dont toutes les positions ne sont pas nourries à la seule tambouille idéologique et qui n’a quasiment pas varié d’un iota dans ses convictions (car il en a), ni dans le – juste – diagnostique qu’il a établi de notre société. Il est ici question de considérations coperniciennes, puisque ce n’est pas Bayrou qui a bougé de son axe au regard de la sphère partisane, mais bien cette dernière qui n’a cessé de tourner autour de Bayrou, si ce n’est de louvoyer. On le voit bien en ce moment où PS et UMP, font à nouveau la danse du ventre devant le candidat centriste, après l’avoir, accompagnés de toute la presse, voué aux gémonies, quand il était passé de mode et que ses soutiens furent aspirés par l’astre ministériel. Tandis que l’UMP, n’en fini plus de lancer ses anathèmes sur telle ou telle catégorie pour attirer les électeurs de Marine Le Pen, que le PS n’arrive pas à résoudre le paradoxe lui permettant de se montrer de gauche sans effrayer les marchés ni s’adresser au peuple, que Mélenchon invente la dictature du prolétariat et le FN, le national socialisme depuis qu’il s’est converti à l’interventionnisme après avoir été le chantre du plus parfait libéralisme, Bayrou continue de thésauriser sur son constat visionnaire concernant dette et éjection de l’être du centre du projet sociétal, sans pratiquement bouger de sa ligne.

Je connais les arguments des uns et des autres, et notamment de celui, Mélenchon, qui a fait de l’inflexible béarnais sa cible préférée. Ces arguments – fondés sur les votes suivistes de l’UDF, quand il était un satellite du RPR – relayés par sa garde rapprochée, de Clémentine Autain à mon quasi voisin Alexis Corbière (par ailleurs homme sympathique et vrai politicien de terrain, empathique et généreux), font rire quand on pense que le dit Mélenchon, pourfendeur du système médiatique dont il est pourtant le symbole narcissique – que dire de la web série dont il est le héros, ou de son admiration devant ses photos de presse – est une image caricaturale et fabriquée : homme de nuance et de culture dans le privé, grossier personnage dans le public, pensant séduire ainsi le peuple, alors qu’il est surtout populaire chez les cadres et les professions libérales*. On s’amuse d’autant plus de l’acharnement de ses Frontistes de gauche à rappeler les votes de l’UDF, antérieurs à la création du Modem, pour prouver que François Bayrou est un affreux sous-marin de la droite la plus réactionnaire, que le brave Jean-Luc Mélenchon, ex mitterrandiste en diable, a lui même voté l’essentiel des projets socialistes, au temps de sa splendeur au sein du parti de la rue de Solférino. A qui viendrait-il aujourd’hui à l’idée de lui mettre sur le dos, à la fois les belles heures de la gauche, comme ses plus sombres turpitudes affairistes ?

Mais revenons-en à notre François Bayrou et à ce MoDem, dont je me suis moi-même éloigné ces deux dernières années, mais dont je ne saurai remettre en cause la probité et la détermination. Les deux ont leur importance, parce que, si Bayrou n’a jamais dévié, les militants centristes, eux, se sont toujours donnés au plus offrant, reniant maintes et maintes fois leurs convictions et allant toujours dans le sens du vent, bien que revenant toujours à leur place d’origine tel le culbuto politique. Et là est tout le problème et le drame Bayrouïste. François Bayrou n’est pas un révolutionnaire, n’en déplaise à Jean-François Kahn, mais un homme droit, fidèle, intègre, de grande conviction et fondamentalement libre. C’est rarissime en politique, et, hélas, encore plus au centre. C’est aussi pour ça que, bien que conscient de la nécessité d’être porté par un appareil pour gagner le pouvoir, il n’a jamais été à l’aise au sein de l’UDF, et encore moins du MoDem pourtant fondé autour de sa personne, se désintéressant autant des querelles intestines que des revendications éparses des militants. Il s’agit tant de sa force que de sa faiblesse, et sans doute nombre de Français, pas Pierre Marcelle, le sentent-ils. Il sont près à soutenir l’homme, mais pas son mouvement, pourtant aujourd’hui resserré autour d’un carré de vrais fidèles, bien que l’on y voit à nouveau revenir les girouettes parties à la bonne heure se compromettre dans le giron Sarkozy.

François Bayrou se sent vraiment un destin, ce qui est inhérent à celui qui veut devenir président et manque souvent aux candidats socialistes, justifiant leurs défaites. Il a le handicap d’un sérieux sans faille, qui confond souvent se prendre au sérieux avec faire les choses sérieusement, une image trop flatteuse de sa personne, un manque d’humour endémique qui a fait des ravages dans son premier cercle et auprès des militants, une détestation sincère – à la différence de celle de Mélenchon – pour les médias avec lesquels il a bien du mal à composer, bien que souhaitant se soigner (j’y vois là une certaine qualité) et une rigidité intellectuelle qui peut donner le meilleur comme le pire. Au surplus, le personnage est distant et pas vraiment sympathique, y compris avec ses collaborateurs. Mais là où il semble s’être bonifié, c’est dans une capacité nouvelle à prendre en compte certain de ses défauts, à commencer par cette difficulté à écouter qu’il pensait balancée par sa capacité d’analyse exceptionnelle et une certaine connaissance du « monde réel » l’ayant doté d’une réelle empathie, si rare dans la classe politique. François Bayrou est tout sauf la caricature calculatrice que l’on veut parfois en faire. Sans être aussi gaullien qu’il le souhaiterait, la vraie grandeur lui faisant défaut (moins qu’à ses adversaires, néanmoins), il est tout de même une sorte de chêne, animé d’une vraie flamme au cœur de laquelle se nichent de profondes convictions où il est question d’idéal républicain, d’humanisme, de solidarité, de sens de l’État et de quelques autres valeurs qui font tant défaut à notre société, aussi blasée qu’individualiste, aussi peu généreuse que prompte à manier de pompeux concepts dont elle ignore le sens et l’essence.

Ce n’est peut être pas la panacée, mais à l’heure où la politique se résume à un fainéant storytelling sourcé à la télé réalité, Bayrou n’est sans doute pas le pire candidat et encore moins le légitime motif de tant de moqueries. En tous cas, c’est ainsi que je le perçois, moi qui suis las d’attendre une gauche qui arriverait à concilier une indispensable vision populaire avec le sens des responsabilités, choses qu’elle ne parvient pour le moment pas à envisager, à moins d’un futur sursaut inspiré des récents travaux de Laurent Baumel, François Kalfon, Laurent Bouvet et d’autres*.

Sondage BVA pour Le Parisien du 07/12/2011 *

« Plaidoyer pour une gauche populaire » / Le Bord de l’eau 2011 / 116 p**

Retrouvez l’article de Benjamin Sire en cliquant ici.

J’ai trouvé un gisement de 250 000 offres d’emploi !!!

16:47 dans Non classé par Modérateur

A vrai dire, la CGPME a une autre idée en tête : en s’appuyant  sur une enquête à propos des besoins en main d’oeuvre réalisée par le CREDOC en 2011, elle a constaté que près d’un tiers des emplois proposés demeuraient non pourvus faute de candidats et que près de 7 chefs d’entreprise sur 10 jugeaient leur recrutement difficile estimant faire face à une pénurie de candidats. Elle compte s’appuyer sur AGEFOS-PME, un organisme de formation professionnelle.

Elle met à disposition des PME un numéro vert, le 0800 315 315 et a ouvert une page facebook et un compte twitter. Très pratique, le compte twitter : j’y suis allé, c’est un fil ininterrompu d’offres d’emploi de toutes sortes : par exemple, les trois dernières propositions ? Un ingénieur électronique, un ophtalmologiste, un électro-mécanicien et un commercial ! Ces propositions d’emploi, qui sont tous des CDI, ont moins de 24 heures !!!

J’imagine la tête que Pôle Emploi doit faire…

Cela dit, cette pénurie n’est pas nouvelle : pour ce que j’en connaissais, toutefois, il me semblait que c’était dans les métiers de bouche (boulangerie, boucherie en particulier) ou dans le bâtiment qu’on manquait particulièrement de mains. Mais d’après le CREDOC, les industries manufacturières et métallurgiques ainsi que le secteur du commerce (mais lequel, précisément ?) seraient particulièrement affectés.

A considérer le nombre de licenciements dont les médias font régulièrement état dans l’industrie, c’est trop bête s’il y a des emplois à pourvoir au point de pouvoir évoquer une pénurie.

Après, sur les 250 000 emplois, je demande à voir leur structure : s’agit-il d’emplois en dur ou d’emplois précaires mi-temps et CDD ? J’espère en savoir prochainement plus, et, si c’est le cas, cela fera l’objet d’un billet supplémentaire.

J’attends d’en savoir plus avant de me prononcer, mais, il me semble que cette manière de procéder pour diffuser l’emploi est fort proche de ce que le MoDem, par exemple, propose dans son approche économique. Pour avoir participé au projet parisien du MoDem en 2008 avec Marielle de Sarnez, j’ai le souvenir très clair d’avoir vu circuler des idées de ce type, avec en surplus la pensée que la ville (ou l’État) avait vocation à jouer un rôle de facilitateur face à ce type d’initiatives.

Ainsi, pour cet exemple précis, il conviendrait pour Pôle Emploi non de chercher à rivaliser avec le projet de la CGPME mais au contraire de s’y adapter et de viser une coopération de qualité.

In fine, peut-être est-il impossible de couvrir complètement les besoins en emploi, comme s’il s’agissait là d’une sorte de marge de manoeuvre incompressible.

En tout cas, l’initiative de la CGPME n’en mérite pas moins d’être saluée et relayée, ce que je fais :-)

Retrouvez l’article de l’hérétique en cliquant ici.

Eva Joly et la « real politik » des Verts

15:02 dans Non classé par Delage Elias

Comme à mon habitude, j’avais été surpris par cette affirmation prédictive et j’avais charrié Jules en lui disant que Mme Eva Joly, elle en avait maté des plus coriaces et que son honnêteté foncière emporterait le morceau.

Du tac au tac, i’m’avait balancé: « Les Verts i s’en foutent, i veulent un groupe à l’assemblée … i savent bien que personne n’élira un présidente verte » … bon , y’en a qui y ont cru, mais plus du côté d’Europe Ecologie que du côté des Verts ».

Faut dire qu’en son temps,      Gaby Cohn Bendit, le frère du Dany, il lui avait déjà chantonné à Mme Joly « Ah, i’fallait pas qu’ti ailles, ah i fallait pas y aller ! » (voir notre post du 14 Octobre) .  Et puis Mme Cécile Duflot, elle c’qu’elle veut, c’est être député à Paris … alors le nucléaire, le réchauffement climatique, les p’tits oiseaux,  … tout ça, c’est négociable.

Bon, moi je suis tolérant, j’ai dit à Jules « c’est le jeu politique, pour une fois, les Verts, i rêvent pas, i sont concrets ». Jules i s’est mis dans une de ces colères: « Bon, que les Verts i se servent de Mme Joly comme d’une plante verte, c’est leur problème  mais que Mr Hollande i godille entre les désidératas des Verts et ceux d’Areva, c’est une »connerie »; ça lui donne pas une stature présidentielle pour un sujet – le nucléaire – qui mériterait mieux qu’un marchandage de quelques sièges de député ». Et il a rajouté « on est tombé bien bas ! ».

Et Mme Joly dans ce boubier, exclue du débat, elle se débat. Faut lire l’interview qu’elle a donné au Monde d’hier . Jules i m’a dit « Elle aurait mieux fait de venir au MoDem; au moins sa parole aurait été portée même si elle était pas candidate ».

Je sais pas s’il était sérieux ou s’il rigolait … mais quand on m’a dit que le directeur de campagne d’Eva Joly se faisait la belle en rase campagne, j’ai pensé « quand même, ce Jules, il est fort » :-)

Retrouvez l’article de Claude Escande, directement sur son site, en cliquant ici.

Quinzaine des droits de l’enfant: les inégalités croissantes

12:34 dans Non classé par Modérateur

Ce sont ainsi deux millions d’enfants qui sont en danger sanitaire, social et scolaire. C’est ce que dénonçait il y a un an Dominique Versini (notre photo), ex Défenseure des enfants dans son rapport. L’ancienne secrétaire d’état chargée de la Lutte contre la précarité et l’exclusion de 2002 à 2004, est venue librement parler de ses fonctions aux universités de rentrée du MoDem en septembre 2011. Retrouvez son intervention ici

Cette année, la fonction de Défenseur des enfants, institution créée à l’unanimité en 2000 a disparu, englobée dans une nouvelle instance à la vocation plus généraliste, le défenseur des droits. Dans son rapport publié le 15 novembre 2010, le dernier en tant que Défenseure des enfants Dominique Versini, a dénoncé cette orientation en soulignant combien le maintien de cette mission aurait été essentiel. Son rapport évoque la précarité des plus jeunes : les conséquences très néfastes sur leur santé ou leur parcours scolaire d’une vie d’errance marquée par les difficultés financières et d’accès aux logements.

Les inégalités qui frappent les deux millions d’enfants qui vivent dans des foyers dont les revenus sont inférieurs à 950 euros par mois (seuil de pauvreté) s’observent notamment dans le domaine de la santé. Dominique Versini fustige ainsi les « inégalités croissantes dans l’accès aux soins » et assure qu’une médecine à deux vitesses est en train de se créer. Les difficultés s’observent dès la naissance avec une « insuffisante mobilisation au niveau de la périnatalité, alors qu’il y a une « survulnérabilité » des familles à ce moment là », juge le rapport.

Mais surtout la pauvreté expose à un défaut chronique de prise en charge. Pointant du doigt les ratés de la couverture médicale universelle (CMU), elle souligne qu’un nombre croissant d’enfants victimes de la pauvreté sont de plus en plus exclusivement pris en charge par les « urgences hospitalières, ce qui crée une discontinuité dans leurs parcours de soins ».

Les symptômes de cet accès inégal et inefficace aux soins seraient entre autres à lire dans un « risque de surpoids » multiplié par trois chez les enfants et les adolescents vivant dans la précarité. Face à cette situation, l’ex défenseure des enfants appelle à la mise en place d’un « plan santé enfant et adolescent », qui permettrait de limiter l’incidence de la pauvreté sur le suivi et le bien être des plus jeunes.

Ces enfants pauvres cumulent toutes les difficultés et handicaps: difficultés de logement, parcours scolaire chaotique, inégalités devant la santé. Pire, selon Dominique Versini, certains indicateurs montrent une dégradation. À titre d’exemple, les grossesses de jeunes adolescentes sont en hausse (15 000 avortements par an concernent des mineures) ; dans un autre domaine, elle signale que les performances à l’école ont baissé, ces dernières années, en lecture et en mathématiques par rapport aux autres pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Des constats alarmants pourtant des moyens ont été mobilisés et plusieurs textes votés: loi contre l’exclusion en 1998, loi de cohésion sociale en 2005, loi de protection de l’enfance et loi sur le droit au logement opposable (loi Dalo) en 2007… « On investit plus d’argent que nos voisins européens » dans ces domaines – près de 70 milliards d’euros, d’après son rapport –, mais les résultats ne sont pas au rendez-vous, a-t-elle déploré. Le tableau est particulièrement noir en matière de santé.

Avec un nombre croissant de « médecins refusant les personnes ayant la CMU », « les familles se replient sur les urgences hospitalières », note l’ancienne défenseure, avec pour conséquence « une discontinuité dans les parcours de soins des enfants », traités seulement lors d’épisodes aigus. De même, elle observe « un risque d’obésité » démultiplié, avec deux fois plus de jeunes ayant un problème de surpoids en zone d’éducation prioritaire (ZEP), où l’on constate aussi que 16 % des enfants ont des caries non soignées.

« Les familles pauvres ont très peur de voir leurs enfants placés et ont tendance à fuir les institutions », explique Dominique Versini en regrettant, au passage, que le nombre de placements pour cause de précarité soit trop important en France.

Son rapport égrène d’autres constats alarmants : manque cruel de logement sociaux rendant inapplicable la loi sur le droit au logement opposable (Dalo); doublement des expulsions ces dix dernières années (30 000 à 40 000 familles seraient concernées chaque année); 150 000 jeunes sortant du système scolaire sans qualification tous les ans…

Absence d’un ministère de la famille : pour expliquer ces mauvais résultats, Dominique Versini met pour partie en cause l’actuel pouvoir, en s’étonnant d’ailleurs de l’absence, dans le gouvernement, d’un ministère de la famille. Elle s’est montrée très sévère sur la non-application de certains textes, des erreurs de priorités, voire une approche en contradiction avec les droits élémentaires des enfants. En particulier ceux concernés par la politique d’immigration. « Le durcissement de (cette) politique a rendu leur situation plus difficile, c’est une des grandes observations de mon mandat », a regretté l’ex défenseure stigmatisant le « placement » des enfants en centre de rétention avec leurs parents, les entraves au regroupement familial, la situation des Roms…

Elle s’est aussi insurgée contre la suppression des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire, plaidant a contrario pour une approche « positive » du problème. « Il existe des dispositifs expérimentaux où l’enfant est entouré, pris en charge en réseau, avec sa famille. Voilà ce qui marche ! », a-t-elle insisté. Enfin, elle a relevé l’échec d’un des objectifs affichés par le chef de l’État lorsqu’il a été élu : réduire d’un tiers la pauvreté en cinq ans. On en est loin, a-t-elle expliqué en substance.

Autant d’arguments, selon Dominique Versini, qui plaidait en faveur du maintien du défenseur des enfants « en tant qu’institution indépendante, visible et accessible ». Parce que, dit-elle, « les enfants ne sont pas des citoyens comme les autres » et que « nous intervenons en dernier recours pour trouver des solutions aux cas les plus complexes ». Ses équipes ont démêlé la situation de 3 000 enfants en 2010

L’expression « inégailités croissantes » a aussi été utilisée par François Bayrou dans livre Abus de pouvoir paru en 2009, pour expliquer que un des buts non avoués de la politique de Nicolas Sarkozy était de créer une politique qui favorise les hauts revenus, qui, selon Sarkozy,  sont le moteurs de l’économie. Ce rapport, vient corroborer l’analyse de François Bayrou.

source: http://eulogos.blogactiv.eu

Retrouvez l’article sur le blog du MoDem Issy-les-Mouluneaux en cliquant ici.

Un plan d’austérité mal ajusté et inéquitable

11:05 dans Non classé par Modérateur

Rappelez-vous la réforme des retraites de l’an passé ! La France a une réforme taillée pour longtemps, peut-être des décennies. Rappelez-vous les déclarations de M. Baroin d’il y a encore quelques semaines : grâce aux mesures prises par le gouvernement, la France est plutôt sur une moins mauvaise voie que ses partenaires européens et les signes d’un redémarrage plus fort que les autres sont là….
Patatras, le gouvernement a dû prévoir en urgence un nouveau plan d’austérité.

Pourquoi vouloir toujours cacher la réalité aux français ? Pourquoi toujours ce discours déresponsabilisant ?

La réalité est pourtant simple.
L’Etat français a une dette autour de 1700 milliards d’euros. Comme la France arrivait jusque-là à emprunter autour de 2,5 %, cela générait environ 40 milliards d’intérêts à payer chaque année, c’est-à-dire plus que l’impôt sur le revenu ! Mais l’Europe a fait le choix de soutenir à reculons la Grèce, les investisseurs prennent peur et mécaniquement, pour qu’ils acceptent de prêter, les taux montent.
Désormais, alors que l’Allemagne emprunte encore à 2%, la France est autour de 3 à 3,5 % et l’Italie à 6 %.
Si la France arrive à 5%, c’est 20 milliards d’intérêts en plus à verser. Alors un plan d’austérité qui trouve 7 milliards n’est malheureusement qu’un parmi d’autres à venir qui seront encore plus douloureux.

Et que dire sur la forme de ce plan Fillon : une hausse de la TVA, impôt qui impacte proportionnellement plus les ménages les moins aisés et une indexation des prestations sociales non plus sur l’inflation mais sur la croissance, autant dire sur rien.
En face de cela, aucun effort demandé aux revenus les plus hauts comme la création, par exemple, d’une nouvelle tranche d’impôt sur le revenu. Les salaires des ministres et du président sont gelés. Belle affaire : M. Sarkozy avait augmenté le sien de plus de 150 % à son arrivée.
Certes, cette mesure sur les salaires est anecdotique par rapport à l’ampleur du déficit, mais il y a des symboles forts à mettre en avant pour que chaque citoyen soit prêt à accepter l’effort demandé.

Et le compte n’y est pas.

Retrouvez l’article de Nicolas Turquois en cliquant ici.

Le MoDem aime le foot !

17:36 dans Non classé par Delage Elias

C’est Jérémie Janot, gardien de l’AS Saint-Etienne, 34 ans, qui un jour a décidé de prendre l’initiative et de contacter le leader du Modem afin de lui faire part de son admiration et de son souhait de s’engager en politique. Un message qui n’a pas tardé à trouver une oreille attentive en la personne de François Bayrou, qui s’est dit très heureux d’être là et qui a tenu à saluer son hôte en soulignant son courage et sa fidélité, deux qualités qui le caractérisent : « Il est populaire, mais ce n’est pas un hasard. Il a commencé sa carrière à Saint-Etienne, a joué à Saint-Etienne , la finira à Saint-Etienne et deviendra entraineur pour les gardiens à Saint-Etienne ! Il a donc non seulement des qualités sportives mais des qualités humaines et c’est ce que je privilégie avant tout ! Il montre qu’il y a des jeunes qui ont réussi et qui s’engagent. »

Du côté stéphanois, même engouement : Le gardien apprécie l’homme comme le discours : « il ne part pas en guerre contre quelqu’un mais pour la France ! ». « Cela me semble tout a fait naturel de m’engager, c’est l’occasion ou jamais pour moi de rendre ce que j’ai reçu . Je suis vraiment étonné par le buzz que ma décision a engendré. Il faut avoir le courage de ses opinions, je n’attends rien en retour, je le fais par conviction, je souhaite être utile ! Avoir un engagement citoyen est un geste banal. On dirait que cela s’est perdu. » Des commentaires qui n’entament pas la détermination du champion : « quand on est sportif de haut niveau, on est habitué à entendre des critiques !»

Retrouvez d’autres billets de MoDem-Colombes en cliquant ici.

par Paulo25

Une épreuve de vérité

18:13 dans Coup de coeur par Paulo25

Que ce soit par lassitude, par sentiment d’impuissance, par lâcheté et que sais-je encore ? S’ajoutent à cela les détenteurs de la vérité ultime avec Marine le Pen, qui ne font en somme que démonter les idées des autres, fussent-elles bonnes. Emportés par la dynamique Hollande, les lecteurs de gauche se sentent pousser des ailes, défendant becs et ongles le programme du PS…

De temps en temps, prenant notre courage à deux mains nous essayons d’instiller une parole Démocrate au sein de cette cacophonie politique. Parfois compris mais souvent renvoyés aux réactions classiques vis-à-vis de François Bayrou, il faut bien du courage et de la persévérance pour continuer et ne pas se lasser.

Car Internet a ceci de déplorable : il peut parfois devenir un fourre-tout des idées, un dévidoir de rancoeur et de mal-être, un tribunal expéditif aussi… où ceux qui essaient de mettre un peu de bon sens et de clarté sont lynchés sur le champ ! Si on ajoute à cela les affirmations parfois infondées, les sous-entendus à la limite de la diffamation, on comprendra que ce moyen de communication, si universel et accessible, présente aussi un danger : le populisme par clavier interposé.

Et pourtant, Démocrates de cœur, nous devons continuer à y être présents, à y instiller les idées portées par François Bayrou et à marteler un message d’espoir en disant qu’il y a du possible. Sans faire rêver, sans tomber dans un catastrophisme tentant par les temps qui courent. Car c’est bien cela qui sera l’enjeu de la future campagne, présenter des idées et un projet crédibles, fixer un objectif atteignable, car il n’y a rien de pire que de semer encore et encore de l’illusion.

35 ans de « projets » alternatifs gauche/droite qui n’étaient en somme que des combats idéologiques, bourrés de non-dits et de contre-vérités, ont laminé notre pays et la conscience de ses habitants. Un sondage récent dévoile que 75% des Français ont le moral dans les chaussettes et n’y croient plus… Ce qui me fait dire que les sondages actuels restent loin de représenter ce que sera l’élection présidentielle en 2012. D’autant plus que la situation économique et financière devenue erratique peut encore nous réserver des (mauvaises) surprises.

On a l’impression, en faisant face à ce schéma consternant pour notre pays ,que nous sommes au Mouvement Démocrate bien trop « petits » pour pouvoir secouer tout cela. Et pourtant, le passé nous apprend que ce sont souvent les minorités qui infléchissent le cours de l’histoire d’un pays. Une fois la candidature de François Bayrou officiellement déclarée, nous pourrons prendre nos bâtons de pèlerins et commencer à essayer de convaincre nos compatriotes qu’il y a un chemin possible.

Il passe par  la clarté et la sincérité, je suis convaincu que ceux qui font semblant, se découvrant tout à coup vraiment humanistes et démocrates, verront leur espace, annoncé comme élargi, se rétrécir à vue d’œil… L’élection présidentielle de 2012, plus que toutes les autres par le passé, sera une épreuve de vérité .

par Solon

La tentation constitutionnelle, ou mieux vaut tourner sept fois sa langue…

12:40 dans Non classé par Solon

Même s’il n’y est pas favorable au sein de son parti, le président de la République n’a sans doute pas l’intention de déposer un projet de loi pour interdire la tenue d’élections primaires au sein des partis, en amont des tours officiels. Après le succès de la primaire socialiste, on imagine les dégâts dans l’opinion !

Il faut donc chercher ailleurs… Si l’on ne met pas la pratique en conformité avec le droit, on peut envisager de mettre le droit en conformité avec la pratique.

La Constitution prévoit que « Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à un second tour. Seuls peuvent s’y présenter les deux candidats qui, le cas échéant après retrait de candidats plus favorisés, se trouvent avoir recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour ». Ce texte a vieilli : les sages qui entouraient de Gaulle avaient envisagé qu’au second tour, un candidat éventuellement mieux placé pourrait se désister au profit du suivant pour assurer la victoire de leur camp commun ! Aimable candeur… Maintenant qu’il apparaît que les primaires peuvent se tenir démocratiquement et avec succès au sein des partis politiques – dont la Constitution reconnaît qu’ils « concourent à l’expression du suffrage » – on pourrait envisager de passer directement au second tour.

Voilà qui créerait, au moins pour 2012, une incertitude plus grande encore que celle dans laquelle nous sommes : un parti extrême pourrait l’emporter sans avertissement sur le parti modéré de son camp – pour autant qu’un parti extrême et un parti modéré puissent appartenir au même camp. Il n’y aurait pas de repêchage à une situation où Mme Le Pen passerait devant cinq ou six autres candidats modérés mais divisés, même d’une voix, alors que le système à deux tours permet comme on l’a vu en 2002 de rassembler entre les deux tours une majorité modérée susceptible de battre un candidat extrémiste.

Ajoutons que le grand enthousiasme pour les primaires qu’on enregistre aujourd’hui pourrait retomber. Comme on l’a rappelé dans une chronique récente, à Rome, la gauche italienne a d’abord bien mobilisé son électorat avec les premières primaires, puis l’intérêt des sympathisants s’est émoussé à mesure que les militants contrôlaient mieux les candidatures, le processus et le résultat. Chez nous, il est possible que les conditions du succès de Mme Eva Joly sur son adversaire si médiatique dissuade plus d’un sympathisant de se mêler de ces petits jeux du côté des Verts.

Résumons-nous. Il n’est pas question d’interdire les primaires dans les partis à qui ce mode de désignation convient. Il n’est pas urgent de modifier la Constitution pour organiser un scrutin présidentiel à un tour.

Mais alors, pourquoi le président de la République a-t-il cru bon de rappeler que la Constitution prévoit que le scrutin présidentiel comprend deux tours et pas quatre ?

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