Démocrates de tout le pays, unissez-vous sur ce média social !

Participez !
 
Rejoignez la campagne

Vous parcourez les archives de bayrou

Ouf ! Bayrou, lui, ne doit rien à personne.

12:28 dans Non classé par Modérateur

Quand je vois les pressions de l’UMP sur le Nouveau Centre, avec à la clef une menace de voir des candidats UMP affronter ceux du Nouveau Centre si Hervé Morin se présente au premier tour contre Nicolas Sarkozy, et, à gauche, la situation financière d’EELV qui les poussent à faire des compromis sur leur programme simplement pour pouvoir se financer, franchement, je préfère mon petit MoDem avec ses maigres moyens mais qui ne doit et ne réclame rien à personne, et un candidat, Bayrou, qui s’est forgé le caractère dans le fer rouge de l’indépendance, et, de ce fait, n’est comptable envers aucune force politique, médiatique ou économique de ce qu’il dit, fait ou propose.

Regardez Eva Joly, contrainte de se retirer dans sa tour d’ivoire : on la comprend, c’est l’humiliation au regard des valeurs qu’elle affirme défendre.

Tous ces marchandages font assez froid dans le dos. Je suis bien content d’être où je suis et de soutenir Bayrou. La pire des désillusions que je puis avoir, c’est de ne pas faire un score à la hauteur de mes espérances, mais pas de devoir renoncer aux choses auxquelles je crois pour une circonscription.

Ah, ça, on l’a moqué, la solitude de François Bayrou. Mais aujourd’hui, c’est bien celle-là qui lui aura donné finalement sa force et sa crédibilité.

Retrouvez l’article de l’Hérétique, directement sur son site, en cliquant ici.

J’ai mieux : ni Hollande, ni Sarkozy, mais Bayrou !!!

15:38 dans Non classé par Modérateur

Mais la meilleur raison de ne pas laisser Hollande occuper l’Élysée, c’est tout simplement que Bayrou est un bien meilleur candidat et serait un bien meilleur président, tout simplement :-)

Bon, y’a des soirs, comme ça, je n’ai pas trop envie de développer, c’est fatigant. Pour l’instant, Hollande me paraît relativement raisonnable, mais j’ai encore en mémoire son « moi j’aime pas les riches » de 2007 qui vaut bien le « moi j’aime pas les fraudeurs » de Sarko.

Cela dit, il y a dans le programme de Hollande des choses infaisables qu’il persiste à maintenir :

- la retraite à 60 ans. On sait pourtant que c’est ça qui a foutu la grouille dans l’équilibre des caisses de retraites conçues au lendemain de la Libération. Avec une retraite toujours à 65 ans, les caisses de retraites seraient largement excédentaires aujourd’hui. Il aurait mieux valu descendre tout doucement vers 62 ans, et à l’heure actuelle, en dépit de la crise, tout serait nickel.

- il a approuvé les 35 heures. Dans le privé, je ne dis pas, soit, mais dans le public, c’étaient des dépenses tout à fait inconsidérées.

- ses 60 000 postes de profs sont une embrouille. Cela m’agace, au passage, de voir les Socialistes continuer à opposer prisons et écoles, puisque Sarko veut créer des prisons. Les prisons sont nécessaires, particulièrement à l’heure actuelle, même si elles ne résoudront à l’évidence pas les lenteurs alarmantes de la justice et le manque de moyens criant des tribunaux.

Je ne vais pas épiloguer. Bien évidemment, je préfère de loin Hollande à Sarkozy, et dans un second tour, si les deux devaient être opposés, je n’aurais aucune hésitation à voter pour le premier. Mais bon, cela n’en reste pas moins un candidat par défaut, dans de telles circonstances, et, pour moi, un candidat par défaut, ce n’est pas un bon candidat.

C’est bien pour cela, qu’à ma modeste mesure, j’essaierai de faire ce que je peux pour que ce soit Bayrou qui soit au second tour en mai 2012, que ce soit contre Hollande ou que ce soit contre Sarkozy.

En tout cas, voilà une chaîne qui mérite quelques tags en bonne et due forme :

Voyons, voyons, h16, évidemment, le mal pensant que j’ai eu grand plaisir à lire pendant les primaires du PS et qu’on aimerait voir à nouveau tapoter quelques notes savoureuses sur son clavier, Alexandre, Xerbias, les deux sont de vrais blogues de droite, mon bouvier favori, et l’expert en politique qu’est Hervé. J’aurais bien ajouté CSP dans la liste pour rigoler, mais ce n’est pas le genre à répondre à ce genre de chaînes…du fond de son goulag, mais il doit être occupé à réparer un mirador en Sibérie, je pense…

Si « emmerdeur » veut dire…

16:18 dans Non classé par Modérateur


Comme lui, nous acceptons ce qualificatif s’il évoque les empêcheurs de tourner en rond!

Nous acceptons d’être des emmerdeurs :

- si cela veut dire, refuser d’être enfermés dans le système de vases communiquants et stérile du binôme PS et UMP et créer un grand courant central..
- si cela veut dire, s’attaquer au mal profond du pays, l’extrême faiblesse de production pour résoudre chômage, précarité, dette, pouvoir d’achat, délinquance…
- si emmerdeur, aujourd’hui, vise ceux qui proposent un projet d’espoir, un chemin nouveau quand nos concitoyens se résignent,
- s’il vise ceux qui proposent des plans d’avenir basés sur la solidarité, la justice sociale et la responsabilité de chacun.

Alors, oui, nous acceptons tous ce terme, et nous proposons de…

Produire !

Instruire!

Et construire une majorité nouvelle!

Retrouvez l’article du blog de Arthur, en cliquant ici.

Echiquiers politiques et bipartisme en France et aux Etats-Unis

11:56 dans Coup de coeur par Modérateur

Nous ne rentrerons pas dans les détails de la mécanique électorale car il nous semble plus intéressant de se concentrer sur la pensée politique du peuple américain, les mouvances au sein des partis, et les leçons que la France peut en tirer.

Au sein des Démocrates, il existe une branche très « sociale » souvent associée à Nancy Pelosi, ancienne Présidente de l’Assemblée Nationale (Speaker of the House). Cette pensée ne semble pas trouver pas un large écho au niveau de la population, ce qui explique qu’il n’y ait pas l’équivalent du Parti Socialiste aux Etats-Unis, et que l’ensemble de l’échiquier politique se positionne plus à droite qu’en France. Sans avoir de structure ou encore moins d’élus, je pense que le récent mouvement « occupy Wall Street » témoigne d’une certaine manière de cette gauche plus radicale, mais est immédiatement stigmatisé de mouvement Hippie – notamment médiatiquement par les Républicains.
Il faut d’ailleurs noter que les chaines d’informations sont assez clairement partisanes aux Etats-Unis. Typiquement MSNBC est très à gauche, Fox News très (très) à droite et CNN est sensé être relativement neutre. Les présentateurs se font donc le relais de très nombreux stéréotypes.

A droite, il y a maintenant « l’infamous Tea Party », qui est officiellement représenté par des élus tout en continuant à appartenir officiellement au parti Républicain. Un ami me faisait remarquer les inquiétantes similitudes entre Tea Party et Droite Populaire Française, cette dernière ayant pris le visage des 80 députés dans le récent scandale sur l’identité sexuelle, à partir du contenu d’un livre scolaire de biologie.

Comme nous le voyons, si l’échiquier politique des Etats-Unis est différent de celui de la France, il y a néanmoins des éléments qui pourraient servir d’indicateurs à l’évolution possible de la politique Française :

  • la « droitisation » de la droite traditionnelle,
  • le contrôle d’une des principales institutions législatives par le parti de l’opposition (House Republican Majority aux US et Sénat à Gauche en France – ce qui a déjà existé, plus souvent du coté de l’Assemblée, lors de précédentes cohabitations),

Le tout aboutissant à une profonde division bipartiste du pays.

Cette division existe en France du fait de différences idéologiques importantes entre le PS et l’UMP, et si l’on ajoute à cela la récente performance d’Arnaud Montebourg aux primaires citoyennes et le passage de la majorité du Sénat à gauche, on peut s’attendre à une complexification du processus de prise de décision politique. On assiste à une bipolarisation sur deux grands partis mais de nombreux courants centrifuges à l’intérieur de chacun d’entre eux radicalisent l’action et la paralysent. L’ultra-partisanisme, le refus systématique de chaque proposition du parti adverse, en somme, le blocage complet de l’action du gouvernement, a récemment aboutit à la dégradation de la note AAA des Etats-Unis. L’agence de notation Standard & Poors a déclaré, en anglais dans le texte: « political brinkmanship in the debate over the debt had made the U.S. government’s ability to manage its finances less stable, less effective and less predictable ». La raison principale de cette perte de confiance était donc plus politique qu’économique. Le choix du mot « brinkmanship » est aussi révélateur. Il signifie « pousser une situation dangereuse vers le désastre » et à été inventé pour décrire le comportement des politiciens à l’époque de la Guerre Froide : leurs désaccords profonds poussaient leurs pays au bord (to the brink) de la guerre.

Dans 2012. Etat d’urgence, François Bayrou explique pour la France que « ces deux majorités potentielles sont l’une comme l’autre liées à des intérêts antagonistes, intérêts de classe, ou intérêts corporatistes, qui empêcheront les décisions nécessaires. [...] Pour porter les politiques courageuses, il faut une majorité du courage. Ce ne peut être qu’une majorité nouvelle, non pas la majorité d’un bord contre l’autre mais une majorité centrale».

La dégradation de la note américaine est une illustration claire de cette analyse que François Bayrou avait écrite avant même l’annonce de la décision de S&P.

Pour la France, nous avons une chance qui est encore inenvisageable aux Etats-Unis: une force Démocrate du centre qui existe à la fois idéologiquement et politiquement. François Bayrou a obtenu prêt de 20% des voix aux élections 2007, a démontré à de multiples reprises la justesse de ses analyses, la modernité de ses propositions et la nécessité des choix qu’il propose.

Pour citer à nouveau un passage de son dernier ouvrage : «  Cette bipolarisation, cette guerre des deux, porte en elle le crétinisme de la démagogie ». Notre devoir d’électeurs est de cesser immédiatement d’essayer de faire soi-même des calculs politiciens, et de se cacher derrière un soi-disant « vote utile », qui est en fait un vote de simple opposition CONTRE un parti ou l’autre. Il est temps de voter et de convaincre à faire voter POUR des idées et POUR des solutions, pendant qu’il en est encore temps.

La France ne pourra pas, et ne devrait pas, se contenter d’un président par défaut…

Retrouvez d’autres articles d’Olivier Nataf  et de Martine Volard en cliquant ici.

Découvrez le facebook des Démocrates d’Amérique du Nord, en cliquant ici.

Dette : on aurait mieux fait d’écouter Bayrou en 2007. Et en 2012 ?

15:26 dans Non classé par Modérateur

D’un côté, je ne souhaite en aucun cas l’effondrement d’un pays qui est cher à mon coeur. De l’autre, je songe à ce qu’Aristote, le plus illustre des philosophes grecs, appelle la catharsis. Littéralement, il faudrait traduire le mot par « purification ». Quand les Athéniens regardaient et écoutaient le sort terrible de des grands héros grecs dans les tragédies antiques, la contemplation de ce spectacle, en les terrifiant, les purifiait de l’envie de les imiter. C’est ainsi qu’Aristote voyait dans les chefs d’oeuvre de Sophocle, d’Eschyle ou encore d’Euripide les fondements d’une oeuvre de salubrité publique…

J’en reviens donc à la Grèce : Bayrou compare ce matin la sortie de l’euro de la part de la Grèce à une catastrophe nucléaire. Toutefois, si elle se produit, poursuit-il, elle permettra de mettre en lumière les conséquences des théories délirantes des euro-sceptiques. Et il rappelle ce qu’il est advenu de l’Argentine qui s’est un jour retrouvée en défaut de paiement : du jour au lendemain, 50% de la population en-dessous du seuil de pauvreté, dette multipliée par deux ou trois en raison des taux d’intérêts à la progression devenue exponentielle.

Le référendum doit avoir lieu en janvier. La campagne présidentielle débutera. La Grèce s’effondrera alors immédiatement, et on verra ce qu’il advient des thèses frontistes dans un tel cas de figure. En effet, seul ce parti prône un retour au franc (même Mélenchon, s’il est hostile à divers traités européens, se garde bien de proposer de sortir de l’euro).

Damoclès, un Grec, est à la mode. Bayrou aurait pourtant le droit à un copyright sur le nom du personnage associé à la dette. Là, elle est en train de tomber l’épée de Damoclès, et pour ce qui est des Grecs, elle leur a d’ores et déjà tranché le cou.

Il y en a eu des devins, chez les Grecs, qui ont mis en garde en vain de grands rois : Calchas avait averti Agamemnon qu’il devait rendre Chryséis à son père, Tirésias Oedipe qu’il avait tout intérêt à cesser d’enquêter sur ses origines, ou encore Cassandre que Troie ne devait pas faire rentrer le cheval laissé par les Grecs dans la ville.

J’aimerais bien que Bayrou soit autre chose qu’une Cassandre pour les Grecs à l’avenir. D’avoir eu raison est une consolation, certes, mais elle est bien mince au regard du malheur de tout un peuple.

Bayrou avait un temps d’avance en 2007. Je pense qu’il l’a toujours en 2012. Évidemment, tous les candidats sont désormais obligés de se positionner sur la dette, et même le PS doit désormais reconnaître que le mot « rigueur » n’est plus un gros mot. Mais aujoud’hui, l’heure n’est plus aux mises en garde, mais aux propositions. Le PS ne songe qu’à accroître les taxes, l’UMP cherche des économies qu’elle ne parvient pas à trouver.

Nous avons à mon avis deux défis qui découlent d’une même source : comme nous ne pouvons indéfiniment augmenter les impôts, il faut réduire nos dépenses, mais aussi accroître nos richesses.

Sur le second point, Bayrou est clairement en avance, et son État d’urgence pose les premiers jalons. La production en France, la réindustrialisation de nos régions seront les premiers nerfs de la guerre qui nous attend.

Le premier est un défi non moins conséquent : je crois que nous ne savons pas en France, comment nous y prendre pour réduire nos dépenses publiques. Toutes nos tentatives ont été des échecs : décentralisation, intercommunalité, LOLF, RGPP, rien ne marche. Cela me fait penser à nos centrales nucléaires que nous savons construire, mais pas démanteler. Parce que la difficulté, et je crois que Bayrou la voit bien aussi, c’est de parvenir à faire des économies sans pour autant rendre l’État impuissant. Il n’y a pas que l’État : il y a aussi toutes les collectivités publiques (la suppression d’un échelon ne serait pas du luxe : le département, par exemple…).

Les gisements d’économie dans la dépense publique, cela contient potentiellement des ressources supérieures à un gros tas de puits de pétrole. Le problème, c’est que pour le pétrole, on sait propsecter, mais pour la dépense publique, on ne sait pas faire…Le Nobel à celui qui trouve une solution viable ! Et mieux vaut se méfier dans ce domaine : les solutions simplistes ou idéologiques aboutissent systématiquement à des surcoûts. La bonne volonté et les bonnes intentions ne suffisent pas non plus : c’est toute une culture de la parcimonie qui est à revoir…

Retrouvez l’article de L’Hérétique directement sur son blog en cliquant ici.

2012 : évaluer les progrès des élèves, pour trouver comment leurs enseignants réussissent

12:47 dans Non classé par Modérateur

 

 

 

 

 

 

 

Voici comment j’ai compris « 2012″ sur ce sujet, et mon point de vue.

Le face-à-face enseignant-élèves, c’est l’essentiel de ce qui marche à l’école. C’est pourquoi la réformite échoue systématiquement.

Je pense l’approche de F. Bayrou très juste : d’une part garantir au professeur qu’il pourra faire cours (surveillants, discipline assurée, relations avec les parents…) ; d’autre part s’appuyer sur l’expérience des enseignants qui réussissent le mieux, et la faire partager à leurs collègues.

Le rôle de l’Etat, à ce moment-là, c’est essentiellement de repérer ce qui marche le mieux, de façon aussi objective que possible.

Or la cooptation des « formateurs de formateurs » ou des enseignants d’IUFM n’est pas basée là-dessus. Et c’est normal : le meilleur praticien n’est pas forcément le meilleur formateur.

Il faut donc trouver un mécanisme qui repère les enseignants dont les élèves progressent le plus par rapport à leur niveau initial.

Comment ? La question a été soulevée par L’Hérétique dans un billet qui a suscité des commentaires passionnés.

Selon F. Bayrou dans « 2012″, repérer les enseignants dont les élèves progressent le plus, c’est ce à quoi devraient servir les évaluations.

En tant que statisticien, je suis tout à fait d’accord…

Les évaluations actuellement pratiquées (un même test pour tous les élèves de France, d’une même classe) sont trop légères pour suivre efficacement un élève.

Elles sont aussi trop lourdes s’il s’agit seulement d’apprécier le niveau global d’une classe d’âge : un échantillon de 40000 suffirait.

Elles sont à la bonne échelle s’il s’agit de détecter des groupes d’élèves qui progressent fortement d’une évaluation à l’autre, et ainsi, d’identifier les enseignants susceptibles de les avoir fait ainsi progresser.

Je suis statisticien, mais pas enseignant : qu’en pensent les enseignants ?

Retrouvez l’article de FrédéricLN, directement sur son blog, en cliquant ici.

Nafissatou a sauvé la France et…les Socialistes !

12:34 dans Non classé par Modérateur

Je comprends, maintenant, pourquoi à l’UMP, on disait qu’on disposait de bombes nucléaires en cas de candidature DSK.

On devrait lui décerner la légion d’honneur et la citoyenneté française, à Nafissatou, pour le service immense qu’elle a rendu à notre pays. Sans oublier Tristane Banon qui a été la première à avoir le courage de rompre l’omerta.

Vous imaginez un second tour DSK-Marine Le pen et des révélations tombant à ce moment ? Je n’aurais pas aimé être socialiste ce jour-là…

Les DSK, les Berlusconi, les Jacob Zuma, ces gens-là, je ne peux pas les voir en peinture.

Moi, je crois que la France a vraiment besoin de sobriété, d’honnêteté et de retenue.

C’est clair que quand j’oppose un Bayrou d’un côté avec son attachement à la terre et son bon sens paysan, et les Fouquets et Carlton d’un Sarkozy ou d’un DSK de l’autre, il n’y a pas photo : quel soulagement de pouvoir apporter sa voix à un homme de bien !

Retrouvez l’article de L’Hérétique directement sur son blog en cliquant ici.

Le MoDem aime le foot !

17:36 dans Non classé par Delage Elias

C’est Jérémie Janot, gardien de l’AS Saint-Etienne, 34 ans, qui un jour a décidé de prendre l’initiative et de contacter le leader du Modem afin de lui faire part de son admiration et de son souhait de s’engager en politique. Un message qui n’a pas tardé à trouver une oreille attentive en la personne de François Bayrou, qui s’est dit très heureux d’être là et qui a tenu à saluer son hôte en soulignant son courage et sa fidélité, deux qualités qui le caractérisent : « Il est populaire, mais ce n’est pas un hasard. Il a commencé sa carrière à Saint-Etienne, a joué à Saint-Etienne , la finira à Saint-Etienne et deviendra entraineur pour les gardiens à Saint-Etienne ! Il a donc non seulement des qualités sportives mais des qualités humaines et c’est ce que je privilégie avant tout ! Il montre qu’il y a des jeunes qui ont réussi et qui s’engagent. »

Du côté stéphanois, même engouement : Le gardien apprécie l’homme comme le discours : « il ne part pas en guerre contre quelqu’un mais pour la France ! ». « Cela me semble tout a fait naturel de m’engager, c’est l’occasion ou jamais pour moi de rendre ce que j’ai reçu . Je suis vraiment étonné par le buzz que ma décision a engendré. Il faut avoir le courage de ses opinions, je n’attends rien en retour, je le fais par conviction, je souhaite être utile ! Avoir un engagement citoyen est un geste banal. On dirait que cela s’est perdu. » Des commentaires qui n’entament pas la détermination du champion : « quand on est sportif de haut niveau, on est habitué à entendre des critiques !»

Retrouvez d’autres billets de MoDem-Colombes en cliquant ici.

François Bayrou, les Gays et lui

10:32 dans Non classé par Delage Elias

MARIE ETCHEGOYEN/STORY BOX PHOTO/SIPA

 

Si les prémices de la présidentielle ont surtout mis l’accent sur les problèmes économiques et ceux de l’école, quand certains voudraient faire croire que le droit de vote aux étrangers est un sujet de préoccupation majeure faute d’un bilan décent et de projet, « Têtu » vient de lancer un pavé dans la mare cette semaine en publiant un entretien de François Bayrou sur un thème de société qui risque de trouver un terrain fertile dans les débats des mois à venir : le mariage gay et l’homoparentalité.

Le président du MoDem est attendu au tournant sur la question. Et pour cause : ses croyances intimes ressurgissent tel un serpent de mer, dès lors qu’est abordé un sujet de société, faisant croire que ses convictions personnelles l’emporteraient sur l’intérêt général. Dans Projet d’espoir, livre-projet pour sa candidature à la présidentielle qu’il écrivit en mars 2007, il s’en était confié :

« Tout le monde sait d’où je viens. J’avais sur les questions de société la sensibilité traditionnelle. Pas de vulgarité, mais pas beaucoup d’ouverture. Je m’en tirais en affirmant que tout cela appartenait à la vie privée de chacun et que l’Etat n’avait pas à s’en saisir. J’ai même dû ajouter que cette séparation entre sphère publique et sphère privée. C’était aussi la laïcité. »

Comme si la laïcité était liée à la question homosexuelle… Une étrangeté tant le Béarnais a fait de la laïcité un combat durable, au-delà de tout soupçon, au point d’être confirmé dans sa légitimité sur la question par Jean-Luc Mélenchon, lui-même irréprochable en la matière, et que l’on ne peut accuser de complaisance avec Bayrou…

Mais ceux qui perdurent à ranger François Bayrou à droite, voire du côté de Christine Boutin au nom d’un rapprochement passé, en seront pour leur frais. Et la bigote qui radote risque de s’étrangler en se voyant transmettre les positions du président du MoDem (car il semble peu probable que l’on voie Madame Boutin se ruer au kiosque pour demander le dernier numéro de Têtu…) :

Concernant l’homoparentalité, François Bayrou est favorable à la reconnaissance des deux parents de même sexe comme responsables légaux, un engagement qui se veut sans équivoque : « Le fait que deux personnes, notamment dans le cadre de l’union que je propose, élevant des enfants ensemble, les ayant adoptés ensemble, soient reconnues toutes les deux comme parents me parait un droit logique et de bon sens ». François Bayrou précisant même : « À la vérité je ne comprends pas le débat sur cette question. Car l’homoparentalité, elle existe. […] Alors dire « l’homoparentalité, c’est affreux »… Excusez-moi, mais c’est la vie de tous les jours ! Ensuite, l’adoption homosexuelle, elle existe puisque j’ai été président du conseil général, et je suis moi-même intervenu pour qu’il n’y ait pas de distinction sur ce sujet. »

Une position qui était déjà sienne en 2007, et qui coupe court à la tentation de ceux qui pourraient voir en ces propositions une course à l’échalote électoraliste. Point de clientélisme quand il y a constance.

Mais pour 2012, Bayrou va plus loin encore, reconnaissant avoir évolué sur la question, à force de voir la société tout autour de lui emprunter des chemins différents de ceux que préconisaient la tradition, et même parmi ses plus proches. Aussi, lève-t-il le tabou des GPA, les gestations pour autrui, et fait tomber le masque sur l’hypocrisie du phénomène : « Les couples de femmes homosexuelles ont-ils accès à l’insémination artificielle ? Oui, il suffit d’aller en Belgique. Alors l’idée qu’une chose serait autorisée et légale là, et interdite en France, n’est plus de ce temps ». Et d’en conclure : « Essayons de faciliter une chose qui, pour moi, est précieuse, la vie des enfants. Des gens, que je respecte, sont très révulsés par la gestation pour autrui, et en même temps, il y a des enfants qui naissent de cette manière. Respectons leur vie, et donnons-leur leurs droits ».

Le journaliste de Têtu, qui, sans doute avait peur de ne pas avoir bien compris, demanda alors si François Bayrou était donc d’accord pour reconnaître un statut juridique aux enfants issus d’une GPA effectuée à l’extérieur de nos frontières. Ce à quoi le député répondit sans ambigüité : « Oui, bien sûr ».

On est toute de même bien loin de l’image conservatrice que certains s’évertuent à lui conférer, qu’ils résument non sans mauvaise foi sous l’adage « il est de droite » (comme si, soit dit en passant, être de droite vous rendait illégitime sur les questions de société et vous plaçait de facto dans le camp des conservateurs et des traditionnels. Ce qui est un peu oublier le cas notable de Roselyne Bachelot, certes assez minoritaire sur ces questions dans son parti, mais qui n’a jamais bougé d’un iota sur ses positions…).

Mais ces avancées, bon nombre d’internautes commentant l’article en ligne de Têtu n’ont pas voulu le voir. Bien au contraire, certains se sont même déchaînés. Avec une haine assez remarquable. Et une intolérance rare. Et même s’il faut, comme toujours, relativiser la couardise de ceux qui, réfugiés derrière leur clavier, se créent un personnage fantoche, pour expurger leur haine dans un acte purement cathartique, il faut tout de même se pencher quelque peu sur la raison de leur ire. Car s’il est un point sur lequel François Bayrou refuse de franchir le pas, que d’autres ont promis, c’est le mariage gay.

Déjà en 2007, François Bayrou avait évoqué la question, et voilà ce qu’il en disait, dans Confidences :

« Je suis pour que le mariage reste l’union d’un homme et d’une femme… Parce qu’il y a aussi des gens qui sont traditionnels et qui ont besoin d’être respectés. Tout le monde a besoin d’être respecté les traditionnels et ceux qui adoptent de nouveaux genres de vie. C’est pourquoi, je me prononce pour une union civile ».

Partisan d’une Union civile en 2007, il revient sur l’épithète qu’il a liée à son union dans l’entretien de Têtu : « L’adjectif ‘civil’ est superflu. Car civil s’oppose à quoi ? Religieux par exemple ? Il s’agit ici d’octroyer les mêmes droits, exactement les mêmes, comme la dissolution par le divorce devant le juge, les mêmes droits fiscaux, sociaux… Ce droit aux droits est légitime. Il est pour moi sans réserves. Mais le nom juste est union ».

C’est déjà pour cette raison sémantique qu’il s’était abstenu en avril dernier lors du vote pour la législation du mariage gay à l’Assemblée Nationale. Un mariage canada Dry, comme l’avait raillé Sophia Aram en sa présence dans les studio de France Inter :

http://www.dailymotion.com/videoxlvcih

Les homosexuels en resteraient-ils alors avec le PACS qui n’offre pas le même statut que le mariage ? Assurément pas. Et Bayrou de préciser dans l’entretien : « Tous les couples qui ont un projet stable, à long terme, de vie en commun et qui veulent que ce projet soit reconnu par la société doivent avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs. Cet engagement doit être contracté dans les mêmes conditions de solennité, y compris par l’état civil de la nation, devant le maire. Mais pour moi il s’agit d’une union, pas d’un mariage ».

 

Toujours dans Confidences, en 2007, le candidat qui allait obtenir 7 millions de suffrages autour de sa candidature, avait expliqué cette réticence qu’il qualifie de sémantique avec le mot « mariage » pour les homosexuels :

« Le mariage, c’est l’héritage du mariage religieux, comme beaucoup de sociologues l’ont dit et écrit. Laissez le mot mariage pour cette union-là ».

Mariage. Le mot sensible. Comme si toute cette question tournait autour d’un simple vocable. Une question de mot qui résumerait tous les maux autour de la question. Mais une question qui n’est pas dérisoire pour François Bayrou qui en appelle à la tolérance réciproque :

« Il y a bien des différences de sensibilité, parfois venues d’autres traditions culturelles, parfois plus traditionnelles. […] Ceux-là aussi ont droit à la compréhension. Pendant très longtemps, le combat de la communauté homosexuelle était ‘accepter la différence’. Accepter la différence, au fond, ça vaut dans les deux sens.

Sans doute est-ce là le nœud du problème entre François Bayrou et la question du mariage gay. Parce que, comme il le dit lui-même, le combat pour la « différence » date. Et n’est plus. Aujourd’hui, certains veulent faire croire, et François Bayrou n’est assurément pas de ceux-là, que la demande d’un mariage gay résulterait d’une pression des lobbys gays et d’un communautarisme organisé. Mais il n’est pas question de communautarisme quand des citoyens se battent, non pour leur différence, mais pour avoir les mêmes droits que les autres. Les organisations homosexuelles ne revendiquent nullement la différence ,mais ne font que demander de réparer une injustice, qui distingue deux classes de citoyens au sein d’une République, dont le pilier central de la devise est tout de même ÉGALITE !

Non, François, personne ne demande d’accepter la différence. Mais tous les citoyens français n’aspirent qu’à une seule chose : l’égalité en droit. Et même si l’union que vous proposez serait à l’exacte identique, le fait même de proposer deux mots, deux vocables, deux statuts donc, pour un même contenu c’est déjà faire une différence. Et ouvrir alors la porte à la prochaine injustice, dès lors que la loi sinistre de l’alternance politique aura fait son œuvre.

Alors il existe un moyen très simple de régler la question. De ne plus faire autour du mot « mariage » tant de polémiques. De refermer définitivement cette cicatrice provenant de la séparation de l’Eglise et de l’Etat et que la République a laissée s’inscrire, quand elle aurait pu définitivement effacer toute trace. Laissons, comme vous le dites, le mariage à la tradition, et donc au religieux. Et inscrivons dans la loi française que deux personnes majeures peuvent s’unir, quel que soit leur sexe, devant Monsieur le maire, et non plus se marier. Et célébrons leur Union devant la République.

Désormais on s’unirait. Que l’on soit homosexuel ou hétérosexuel. Et, les croyants qui le souhaitent, pourraient également se marier… mais à l’église. L’un pour offrir un statut juridique et civil. L’autre pour s’unir devant Dieu. Sans subir les foudres de la sémantique. Et surtout sans prendre le risque, comme cela se profile en Espagne, de revenir en arrière, au rythme de la cynique alternance politique.

Alors, chiche François ?

par Paulo25

Une épreuve de vérité

18:13 dans Coup de coeur par Paulo25

Que ce soit par lassitude, par sentiment d’impuissance, par lâcheté et que sais-je encore ? S’ajoutent à cela les détenteurs de la vérité ultime avec Marine le Pen, qui ne font en somme que démonter les idées des autres, fussent-elles bonnes. Emportés par la dynamique Hollande, les lecteurs de gauche se sentent pousser des ailes, défendant becs et ongles le programme du PS…

De temps en temps, prenant notre courage à deux mains nous essayons d’instiller une parole Démocrate au sein de cette cacophonie politique. Parfois compris mais souvent renvoyés aux réactions classiques vis-à-vis de François Bayrou, il faut bien du courage et de la persévérance pour continuer et ne pas se lasser.

Car Internet a ceci de déplorable : il peut parfois devenir un fourre-tout des idées, un dévidoir de rancoeur et de mal-être, un tribunal expéditif aussi… où ceux qui essaient de mettre un peu de bon sens et de clarté sont lynchés sur le champ ! Si on ajoute à cela les affirmations parfois infondées, les sous-entendus à la limite de la diffamation, on comprendra que ce moyen de communication, si universel et accessible, présente aussi un danger : le populisme par clavier interposé.

Et pourtant, Démocrates de cœur, nous devons continuer à y être présents, à y instiller les idées portées par François Bayrou et à marteler un message d’espoir en disant qu’il y a du possible. Sans faire rêver, sans tomber dans un catastrophisme tentant par les temps qui courent. Car c’est bien cela qui sera l’enjeu de la future campagne, présenter des idées et un projet crédibles, fixer un objectif atteignable, car il n’y a rien de pire que de semer encore et encore de l’illusion.

35 ans de « projets » alternatifs gauche/droite qui n’étaient en somme que des combats idéologiques, bourrés de non-dits et de contre-vérités, ont laminé notre pays et la conscience de ses habitants. Un sondage récent dévoile que 75% des Français ont le moral dans les chaussettes et n’y croient plus… Ce qui me fait dire que les sondages actuels restent loin de représenter ce que sera l’élection présidentielle en 2012. D’autant plus que la situation économique et financière devenue erratique peut encore nous réserver des (mauvaises) surprises.

On a l’impression, en faisant face à ce schéma consternant pour notre pays ,que nous sommes au Mouvement Démocrate bien trop « petits » pour pouvoir secouer tout cela. Et pourtant, le passé nous apprend que ce sont souvent les minorités qui infléchissent le cours de l’histoire d’un pays. Une fois la candidature de François Bayrou officiellement déclarée, nous pourrons prendre nos bâtons de pèlerins et commencer à essayer de convaincre nos compatriotes qu’il y a un chemin possible.

Il passe par  la clarté et la sincérité, je suis convaincu que ceux qui font semblant, se découvrant tout à coup vraiment humanistes et démocrates, verront leur espace, annoncé comme élargi, se rétrécir à vue d’œil… L’élection présidentielle de 2012, plus que toutes les autres par le passé, sera une épreuve de vérité .