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Bayrou à 13% (sondage LH2) : prudence, travail, vigilance

15:20 dans Non classé par Pirrone Claudio

Il s’agit du LH2/Yahoo de cette nuit. C’est une excellente nouvelle, qui place le candidat soutenu par les Démocrates 4 points plus haut qu’en 2007 après la séquence de candidature, ce qui nous donne à espérer un score peut-être supérieur à 20%, bien que la prudence doit être de mise. De même, malgré la marge d’erreur implicite dans tout sondage, passer de 7% à 13% est trop macroscopique pour ne pas refléter un frémissement réel dans l’opinion.

Cela dit, je souhaite aborder le sujet selon un autre angle d’analyse : la prudence et le constat de la volatilité de l’électorat, qui exalte l’importance des séquences médiatiques.

Pour ce qui concerne la prudence, voici les scores exprimés sous forme de fourchette d’erreur :

Hollande : 27,5 – 35,5
Sarkozy : 22,5 – 29,5
Le Pen : 10 – 17
Bayrou : 9,5 – 16,5
Mélenchon : 4 – 9
Joly : 2 – 7

Autrement dit, il y a pour l’instant trois « couples » bien distincts, où la position relative compte peu (Sarkozy pourrait être devant) et qui possèdent un bon matelas sur les poursuivants. Autrement dit, le deuxième tour pour notre candidat reste encore lointain et ce sondage doit seulement nous inciter à redoubler d’effort. Aucune autosatisfaction ne serait justifiée.

Ensuite, pour les médias. Leur poids semble effectivement excessif, dans cette phase. Des six candidats, les quatre premiers y ont été les plus sensibles. Marine Le Pen qui s’envole après sa nomination à présidente du FN (20%), François Hollande suite aux primaires (frôlant les 40%), Nicolas Sarkozy dans le creux de la campagne socialiste (rattrapage spectaculaire, jusqu’à 30%, proche de son niveau de 2007), maintenant François Bayrou, après une très bonne semaine médiatique.

Le même effet, ne semble pas s’être manifesté pour Mélenchon et Joly, évidemment perçus comme des candidats de témoignage, déjà dans une logique de ralliement de deuxième tour.

Par conséquent, on peut penser que c’est une vraie course à quatre qui s’engage, où la neutralité des médias jouera un rôle immense, ce qui peut susciter des inquiétudes vu l’état de la France sur ce domaine. Par ailleurs, cela confirme mon analyse du mois de mai, si on excepte l’abandon des ambitions de succès de la part des Verts/EE, choix tactique pour s’assurer un groupe parlementaire dans la prochaine Assemblée.

En conclusion, si Bayrou a ses « trois mots » (produire, instruire, construire), nous, ses soutiens devons avoir les nôtres : prudence, travail, vigilance.

Bonne campagne !

Retrouvez l’article de Pirrone Claudio en cliquant ici.

Savez-vous pourquoi Mélanchon n’aime pas Bayrou ?

14:47 dans Non classé par Modérateur

Car le premier a dégainer réagir à l’annonce de candidature de Bayrou fut Mélanchon, le qualifiant d’adversaire et comme le dit l’Express, il ne se passe pas un jour sans qu’il tape sur le leader du Modem. Comme le démontre magistralement notre ami blogeur démocrate, l’argenteuillai sans frontière, le Front de Gauche poursuit avec constance et application sa campagne de désinformation (avec également le soutien de son ami Arnaud Montebourg). Pas moins de 8 billets publiés en 2 jours contre le Modem et Bayrou sur les site de campagne de Mélanchon.

Certains diront qu’entre mouvements politiques différents, opposés, il est normal de s’attaquer. Sauf qu’il y a une fixation et une animosité palpable. Lors des précédentes campagnes électorales des régionales ou cantonales, les seuls militants qui refusaient de nous serrer la main lors des tractages étaient ceux du FDG ; mais qu’est-ce qu’on leur dit sur nous dans leurs réunions de sections, quel message passe le commissaire politique ?

Mélanchon n’aime pas Bayrou parce qu’ils font la même analyse.

Tous les deux ont depuis bien longtemps compris que le principe de parti unique à droite comme à gauche est un artifice qui va s’étioler. Le PS et l’UMP ne peuvent perdurer. Les 5 courants au PS, les 3 à l’UMP sont des additions impossibles de poireaux et de carottes. Cela fonctionne encore grace à un scrutin électoral qui favorise les ambitions personnelles dans une atmosphère d’animosité, si ce n’est de haines internes.

Mélanchon le néo-révolutionnaire n’aime pas les réformistes.

Jean Luc Mélanchon veut tirer le PS vers une gauche ancienne, mélange de propositions à la fois révolutionnaires et conservatrices. Il redoute donc que les réformistes choisissent un autre chemin, celui proposé par François Bayrou, un autre projet de société porté par une nouvelle majorité centrale, composée de personnes compétentes et motivées.

Les réformistes qui s’entendent sur l’essentiel, peuvent aujourd’hui s’unir pour l’intérêt général, les français peuvent le leur demander en votant François Bayrou.

Retrouvez l’article de Philippe Fintoni en cliquant ici.

Interview en 140 signes

12:52 dans Non classé par Cedric Augustin

Les twitt sont affichés de manière antéchronologique (les plus récents en haut). Vous n’avez que les réponses. Pour obtenir les questions, il faut cliquer sur la petite bulle à droite du twitt qui vous ouvre dans le panneau de droite toute la conversation.

Pas la peine de venir troller sur le format. L’avantage c’est que c’est concis, l’inconvénient c’est que c’est concis. Mais comme certains se plaignent des longues interview détaillée… ;)

Et contrairement à d’autres politiques, c’est bien lui qui répond.

Twitter limite à 140 caractères les messages.

Retrouvez l’article de Cédric Augustin, directement sur son site, en cliquant ici.

Bayrou, l’arithmétique et la dynamique

15:10 dans Non classé par herv3torchet

Voilà qui prouve que, une fois de plus, on n’a rien compris (ou on ne veut rien comprendre) à la liberté de l’électorat du centre, même étendue aux électorats de centre droit et de centre gauche. Voyons donc ce qui devrait se passer dans la transition du premier au second tour de l’élection présidentielle, le printemps prochain.

Première hypothèse : Bayrou n’est pas au second tour

Dans cette hypothèse, Bayrou aura fait un score composé de plusieurs tranches, examinons seulement celles qui se rapportent aux spéculations évoquées plus haut : une tranche de centre droit, une de centre dur, une de centre gauche.

Comme il l’a annoncé, Bayrou fera le choix de s’allier avec l’un ou l’autre des impétrants s’il est lui-même absent du second tour. Le critère de cette alliance est connu : la bonne gouvernance, le rétablissement des comptes publics, la proportionnelle, la sanctuarisation des moyens de l’Éducation nationale, etc. Dans ce cas, la plus grand probabilité est que, comme, en 2007, chacun retourne chez soi au deuxième tour, le centre gauche à gauche et le centre droit à droite. Il ne peut y avoir qu’une hypothèse que l’une ou l’autre tranche se maintienne sur l’alliance de Bayrou, ce serait que Bayrou impose au président élu la constitution d’une majorité centrale qui déborde la frontière des camps. En vérité, c’est possible, et cela pourrait affecter le report des voix d’un camp, non pas vers l’autre, mais vers cette perspective centrale. On voit qu’on est loin de la transformation de voix d’un camp dans l’autre. Mais si la formule d’alliance ne va pas jusque-là (càd si Bayrou ne fait pas un score assez puissant pour amener ses partenaires à résipiscence), Bayrou, dans son alliance, amènera avec lui son score d’étiage (7% environ) augmenté de ceux des électeurs du centre droit ou du centre gauche selon son alliance d’alors. Si l’on considère que 7% est supérieur à l’écart que Sarkozy a eu sur Royal au second tour en 2007 (6 points), on comprend pourquoi Bayrou est tellement courtisé. Selon le mot fait l’autre jour par Jamel Debbouze, il est alors l’arbitre du match.

Dans une certaine mesure, on voit bien que, d’un côté ou de l’autre, Bayrou joue sur une forme de velours pour occuper la fonction de premier ministre du gouvernement qui succédera à la prochaine élection présidentielle, quel que soit le président s’il n’est pas lui. Il est en situation d’imposer à l’un ou l’autre associé possible de second tour la création d’une majorité centrale à cheval sur la frontière droite-gauche. En poussant un peu loin cette supposition provocante, je dirais que, d’une certaine façon, l’élection présidentielle vise donc à doser les efforts futurs à l’intérieur du cadre contraignant imposé par Bayrou (et surtout par la clairvoyance de l’électorat centriste). Mais n’allons pas trop vite.

Quoi qu’il en soit, il reste évident que c’est le candidat qui concédera le plus à la vertu budgétaire et à la proportionnelle exigées par Bayrou, et qui se rapprochera le plus de la majorité centrale, qui obtiendra l’alliance. Il n’y a donc pas, encore une fois, de transformation de voix d’un camp en voix de l’autre. L’électorat centriste est souverain, se détermine par lui-même et personne ne transformera ses voix en quoi que ce soit, ce sera aux candidats de se montrer perspicaces et crédibles dans leurs engagements pour convaincre les électorats centristes d’aller dans un sens ou l’autre. Bayrou est probablement maître seulement de l’électorat de centre dur, sur lequel il a non pas autorité, mais magistère, crédibilité.

Pour ma part, je me considère dans la frange la plus centriste, et, si je ne peux pas envisager de voter pour Sarkozy et sa folie xénophobe, je ne peux pas l’envisager non plus pour Hollande, le PS est un parti trop sulfureux. Seule la majorité centrale me décidera au second tour.

Mais de toutes façons, il y a une autre hypothèse.

Seconde hypothèse : Bayrou est au second tour

Dans ce cas de figure, l’électorat de centre dur sera rejoint par une affluence d’électeurs des autres centres, et d’ailleurs, de plus loin parfois, ainsi que d’électeurs non polarisés qui lui donneront mission de rétablir le pays par une majorité centrale. Si cela arrive, la première raison pourrait en être le dévissage de l’un des deux principaux candidats actuels.

Ce n’est dire du mal de personne que d’envisager que la crédibilité des candidats de l’UMP et du PS s’effondre soudainement.

Il peut apparaître, par exemple, en cours de campagne, que Sarkozy n’ait aucune chance d’être réélu, que son équation politique s’avère insoluble. Alors, une partie de son électorat cherchera un substitut, qui ne pourrait être que Bayrou, candidat de moindre mal dans cette hypothèse, opposé à Hollande dans un second tour serré. De la même façon, le programme ridicule de Hollande et l’inexpérience du candidat socialiste peuvent faire que, malgré ses autres qualités et l’énergie du PS, il n’apparaisse pas capable de mener efficacement la bataille du second tour. L’électorat de gauche ne peut pas ne pas envisager, lui aussi, l’hypothèse d’une candidature de moindre mal, Bayrou n’est pas un homme de gauche, cela ne fait pas de doute, mais en sanctuarisant par exemple l’Éducation nationale et en protégeant l’État de l’appétit des prédateurs, il sauvera certains trésors auxquels la base de gauche reste attachée.

Vous allez me dire : comment Bayrou gouvernera-t-il ? Sur quelle majorité fantôme s’appuiera-t-il ? Eh bien, la réponse est simple : Bayrou a assez d’amis dans les deux camps (et dans le sien) pour s’assurer une majorité pour sa politique économique de redressement du pays, une majorité centrale et composite. Cette majorité aura la grande qualité de ne pas se montrer godillot, et s’il est évident qu’elle se donnera le contrat d’adopter les mesures budgétaires et financières nécessaires au redressement, la représentation nationale sera, pour le reste, libre de ses choix, et le travail parlementaire en sera restauré et grandi.

C’est d’ailleurs cette perspective qui peut susciter ce que Bayrou a envisagé récemment : une dynamique en sa faveur, une vague, venue du fond de la société française, qui le porte à la tête de l’État pour faire accoucher le monde politique de cette majorité de courage et de liberté.

Pour ma part, je crois que je serai assez heureux de ce succès que j’attends depuis trente ans pour me détacher de l’affiliation politique et pour me consacrer entièrement à l’histoire et à l’écriture, qui sont mes priorités personnelles, à moins que l’on ne me propose finalement un poste dans un cabinet ministériel. Je ne pourrais pas le refuser pour deux raisons, la première est que je suis particulièrement fauché et que cela me rétablirait, la seconde est que c’est l’une des rares expériences qui me manquent dans mon exploration du monde politique commencée dans l’adolescence, voici justement trente ans. Ce serait par exemple l’occasion de tweeter pour la première fois (en respectant la déontologie de la fonction) en détail l’activité d’un membre de cabinet, mais encore faut-il qu’on m’y voie une utilité, et je crois plutôt à l’hypothèse que je puisse enfin me consacrer à l’histoire et à l’écriture, avec la satisfaction d’avoir contribué à aiguiller mon pays vers son rétablissement et vers sa prospérité.

Retrouvez l’article d’Hervé Torchet, directement sur son site, en cliquant ici.

Bayrou et la mauvaise foi inébranlable de la gauchosphère

12:05 dans Non classé par Modérateur

Clique, ça me plaît bien comme mot. J’aime bien. Tiens, ça me rappelle un autre souvenir : au temps de la splendeur des newsgroups et de Usenet, il était de bon temps d’entrer sur le forum consacré à l’évolution des hiérarchies Usenet-fr en saluant les divers interlocuteurs d’un tonitruant « Salut, la meute ! »

C’était la fête au Béarnais, aujourd’hui, au sein de la clique (constituée à 95% de blogues de gauche) : on faisait semblant de ne pas comprendre le projet économique de Bayrou, ou alors, à défaut, on le déformait.

Voyons : chez l’Nicolas, par exemple, on s’évertuait à démontrer que la retraite par points était le cheval de Troie de la retraite par capitalisation. Ah ? Que l’on me cite un seul pays dont un système de retraite par points ou comptes notionels qui aurait fait de la capitalisation la pierre angulaire de leur financement ! J’attends…

Mtislav, avec un aplomb extraordinaire, associait, en commentaires, dans un même panier le projet de plan de François et la planification soviétique. J’avoue qu’il m’en bouchait un coin, sur ce coup-là. Trop fort ! Il faut dire qu’à gauche on tente de nous rejouer la grande comédie un peu éculée de 2007 en expliquant à qui veut l’entendre que le centre, c’est au fond à droite. A défaut, on espère juste y voir une opportunité de piquer des voix à Sarko. Et ce n’est pas grave si l’évidence des dernières années montre la vacuité et la mauvaise foi crasse de telles déclarations…

Mtislav entonnait ensuite le traditionnel couplet de gauche sur les vilaines agences de notation de mèche avec les promoteurs de la retraite par répartition. Il fallait oser, mais il l’avait fait…Au fait, quand il a de la fièvre, il jette le thermomètre à la poubelle ?

L’Nicolas n’était pas en reste en assurant que Bayrou allait s’attaquer aux 35 heures : bien que Bayrou n’ait jamais été favorable à cette mesure, il vient justement aujourd’hui même de se distinguer nettement d’Hervé Morin qui veut faire travailler 37 heures payées 35, justement parce qu’il estime qu’encore une fois, ce seraient les salariés qui trinqueraient. « je me suis planté en beauté et du coup je m’excuse » ça se dit « mea maxima culpa » en latin.

Chez Variae, on renvoyait dos à dos Bayrou et Mélenchon. Moi, je n’aurais qu’une seule question à poser au camarade Romain, que je crois social-démocrate : préfère-t-il vivre sous un régime mélenchono-marxiste ou gouverné par une coalition de sociaux-libéraux, de chrétien-démocrates et de libéraux (je parle des libéraux centristes, pas des furieux) ? Qu’il réponde honnêtement à cette question, et qu’il me dise après s’il persiste à renvoyer dos-à-dos Mélenchon et Bayrou…

Bon, j’aurais bien parlé de la dextrosphère, mais comme elle n’existe pas…difficile ! et puis les gens de droite parlent assez peu de Bayrou sur la Toile. De toutes façons, quand on voit que Sarkozy en est encore à inviter cette vieille ruine décatie de Le Meur à l’Élysée, on voit bien qu’il n’a rien compris à l’évolution des réseaux sociaux au fil des dernières années…

Retrouvez l’article de l’Hérétique, directement sur son site, en cliquant ici.

Qui a dit qu’il n’avait pas de proposition

16:27 dans Non classé par Cedric Augustin

Dans cet interview donné aux journalistes de la Tribune, François Bayrou dresse un bilan plutôt anxiogène à propos de l’Europe et de la situation économique, mais conclu en faisant des propositions:

L’interview de François Bayrou par la rédaction de La Tribune, à propos de l’Europe et de son projet économique

En substance:

Des changements institutionnels et surtout de pratiques institutionnelles de l’Europe: Il faudra un vrai président pour l’Europe, élu au suffrage universel, ou, dans un premier temps, élu par un congrès représentant à parité les parlements nationaux et européen.

Inventer un mécanisme de coresponsabilité, notamment sur les sujets économique et budgétaire, entre les Etats membres de la zone euro et les institutions de celle-ci.

Nous avons gardé le sommet de la pyramide de production, mais nous en avons perdu la base. Il faut un plan pour se remettre à produire en France, dans tous les domaines, agricole, industriel, culturel, numérique, de services. J’en viendrais volontiers à repenser un Commissariat au Plan, un lieu où tous les acteurs concernés seraient appelés à se retrouver pour définir une stratégie nationale de soutien à la production. Il faut reprendre et stabiliser notre droit du travail, inadapté, trop complexe et trop changeant

TVA sociale ? Je crois au contraire de mes amis que la question du coût du travail n’est pas la plus fondamentale, et heureusement, s’agissant de la créativité du pays

Sur les plus de mille milliards de dépense publique, on doit économiser 50 milliards (c’est à peine 5 %), ventilés en 20 milliards pour l’Etat, 20 milliards pour la Sécurité Sociale et 10 milliards pour les collectivités locales. S’agissant de l’IRPP, porter à 45% l’actuelle tranche à 41% et ajouter une nouvelle tranche à 50%. Augmenter le taux de TVA normal de deux points. Les niches fiscales où de 20 à 25% d’économies peuvent être trouvées.

L’impôt sur la fortune ? Attribuer au patrimoine, hors outil de production, un revenu théorique annuel, par exemple de 0,5%, et l’introduire dans le revenu imposable de l’IRPP.

La réforme des retraites est à faire, l’actuelle n’est en réalité pas financée et ne règle rien à long terme. Je souhaite aller vers un régime par points, individualisé, à droits acquis reconnus.

  • Nucléaire ? La première menace, c’est celle du réchauffement de la planète par l’émission de gaz à effet de serre. Je considère le nucléaire comme une bonne énergie de transition entre la situation actuelle et l’énergie la plus décarbonée possible dans trente, quarante, cinquante ans. Il faut donc organiser un débat national autour du « mix » énergétique.Hadopi ? Je n’ai jamais cru à Hadopi. L’idée d’une licence globale, qui dégage une ressource chargée de compenser le manque à gagner des créateurs, a toujours eu ma préférence. Cela se fera aussi pour le cinéma.

 

Retrouvez l’article de Cédric Augustin en cliquant ici.

A quoi sert la candidature de Hervé Morin ?

12:42 dans Non classé par Modérateur

En annonçant officiellement, ce dimanche 27 novembre 2011, sa candidature à l’élection présidentielle, Hervé Morin, président du micro-parti Nouveau Centre (NC), relance une étrange question française : à quoi sert le centre ? Question dérisoire, direz-vous, en ces temps de crises et d’inquiétude généralisées.

Le sujet centriste a le mérite de nous détendre et de nous rappeler un peu d’histoire.

Après avoir vu Jean-Louis Borloo taquiner le calendrier électoral, puis décevoir ses amis radicaux, et même venir à la télévision pour ne rien dire ce dimanche soir (!!), demandons-nous à quoi peut bien servir le candidat Hervé Morin, postulant à la course à l’Elysée, déclaré « au cœur de ma Normandie natale ».

D’abord, Hervé Morin offre une carte postale médiatique à un petit coin de France sympathique : Berville-sur-Mer. Vive la Normandie ! Un coup de pub gratuit, en période de disette budgétaire des collectivités locales, c’est toujours ça de pris.

Avec ce bol d’air normand, la chance sourira-t-elle à l’ancien ministre de la Défense ? Le soldat Morin sait que son « engagement est audacieux ». Voilà un premier point utile à la réflexion : la vanité d’un centriste soi-disant nouveau n’empêche pas sa lucidité. Mais tout candidat politique sait bien que le manque d’audace est, pour ainsi dire, une faute professionnelle.

Pour progresser dans la compréhension du phénomène présidentiable Morin, notons un deuxième point utile : le conseiller général de l’Eure, auteur de « Arrêtez de mépriser les Français » avance quelques idées. Dans une campagne électorale, ça aide. Que dit l’élu normand ? Qu’il faut faire grimper la TVA de 4 points, passer la durée légale du travail à 37 heures sans augmentation de salaire, rendre inéligible tout élu qui aurait des problèmes avec la justice…

Le troisième point est peut-être le plus utile pour décoder la position du personnage : Hervé Morin souhaite « reprendre le flambeau historique de l’UDF ». Tout s’éclaire ! Hervé Morin n’est donc pas candidat à la présidentielle. Il rêve de refonder cette ancienne fédération hétéroclite qui fut peuplée majoritairement de notables, souvent sympathiques, toujours fiers d’eux-mêmes, mais pas assez audacieux pour faire de l’ombre au très organisé grand frère RPR. A la belle époque des alliances droitières, il arrivait régulièrement qu’un candidat de l’UDF qualifié devant un RPR au second tour d’une élection législative se désistât pour laisser place à la « vraie droite ».

François Bayrou, rappelons-le, a permis de dépoussiérer cette vieille machinerie en affirmant l’indépendance du centre et en encaissant les coups venus de tous les bords. Morin a quitté Bayrou après la fondation du Mouvement Démocrate, objet politique inclassable sur l’échiquier classique, porteur de nouveauté et d’engagements rajeunis.

Le Nouveau Centre présidé par Hervé Morin est voué à disparaître ; Hervé Morin est candidat d’un parti disparu. C’est ridicule.

Retrouvez l’article sur le blog de l’eurocitoyen en cliquant ici.

Quinzaine des droits de l’enfant: les inégalités croissantes

12:34 dans Non classé par Modérateur

Ce sont ainsi deux millions d’enfants qui sont en danger sanitaire, social et scolaire. C’est ce que dénonçait il y a un an Dominique Versini (notre photo), ex Défenseure des enfants dans son rapport. L’ancienne secrétaire d’état chargée de la Lutte contre la précarité et l’exclusion de 2002 à 2004, est venue librement parler de ses fonctions aux universités de rentrée du MoDem en septembre 2011. Retrouvez son intervention ici

Cette année, la fonction de Défenseur des enfants, institution créée à l’unanimité en 2000 a disparu, englobée dans une nouvelle instance à la vocation plus généraliste, le défenseur des droits. Dans son rapport publié le 15 novembre 2010, le dernier en tant que Défenseure des enfants Dominique Versini, a dénoncé cette orientation en soulignant combien le maintien de cette mission aurait été essentiel. Son rapport évoque la précarité des plus jeunes : les conséquences très néfastes sur leur santé ou leur parcours scolaire d’une vie d’errance marquée par les difficultés financières et d’accès aux logements.

Les inégalités qui frappent les deux millions d’enfants qui vivent dans des foyers dont les revenus sont inférieurs à 950 euros par mois (seuil de pauvreté) s’observent notamment dans le domaine de la santé. Dominique Versini fustige ainsi les « inégalités croissantes dans l’accès aux soins » et assure qu’une médecine à deux vitesses est en train de se créer. Les difficultés s’observent dès la naissance avec une « insuffisante mobilisation au niveau de la périnatalité, alors qu’il y a une « survulnérabilité » des familles à ce moment là », juge le rapport.

Mais surtout la pauvreté expose à un défaut chronique de prise en charge. Pointant du doigt les ratés de la couverture médicale universelle (CMU), elle souligne qu’un nombre croissant d’enfants victimes de la pauvreté sont de plus en plus exclusivement pris en charge par les « urgences hospitalières, ce qui crée une discontinuité dans leurs parcours de soins ».

Les symptômes de cet accès inégal et inefficace aux soins seraient entre autres à lire dans un « risque de surpoids » multiplié par trois chez les enfants et les adolescents vivant dans la précarité. Face à cette situation, l’ex défenseure des enfants appelle à la mise en place d’un « plan santé enfant et adolescent », qui permettrait de limiter l’incidence de la pauvreté sur le suivi et le bien être des plus jeunes.

Ces enfants pauvres cumulent toutes les difficultés et handicaps: difficultés de logement, parcours scolaire chaotique, inégalités devant la santé. Pire, selon Dominique Versini, certains indicateurs montrent une dégradation. À titre d’exemple, les grossesses de jeunes adolescentes sont en hausse (15 000 avortements par an concernent des mineures) ; dans un autre domaine, elle signale que les performances à l’école ont baissé, ces dernières années, en lecture et en mathématiques par rapport aux autres pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Des constats alarmants pourtant des moyens ont été mobilisés et plusieurs textes votés: loi contre l’exclusion en 1998, loi de cohésion sociale en 2005, loi de protection de l’enfance et loi sur le droit au logement opposable (loi Dalo) en 2007… « On investit plus d’argent que nos voisins européens » dans ces domaines – près de 70 milliards d’euros, d’après son rapport –, mais les résultats ne sont pas au rendez-vous, a-t-elle déploré. Le tableau est particulièrement noir en matière de santé.

Avec un nombre croissant de « médecins refusant les personnes ayant la CMU », « les familles se replient sur les urgences hospitalières », note l’ancienne défenseure, avec pour conséquence « une discontinuité dans les parcours de soins des enfants », traités seulement lors d’épisodes aigus. De même, elle observe « un risque d’obésité » démultiplié, avec deux fois plus de jeunes ayant un problème de surpoids en zone d’éducation prioritaire (ZEP), où l’on constate aussi que 16 % des enfants ont des caries non soignées.

« Les familles pauvres ont très peur de voir leurs enfants placés et ont tendance à fuir les institutions », explique Dominique Versini en regrettant, au passage, que le nombre de placements pour cause de précarité soit trop important en France.

Son rapport égrène d’autres constats alarmants : manque cruel de logement sociaux rendant inapplicable la loi sur le droit au logement opposable (Dalo); doublement des expulsions ces dix dernières années (30 000 à 40 000 familles seraient concernées chaque année); 150 000 jeunes sortant du système scolaire sans qualification tous les ans…

Absence d’un ministère de la famille : pour expliquer ces mauvais résultats, Dominique Versini met pour partie en cause l’actuel pouvoir, en s’étonnant d’ailleurs de l’absence, dans le gouvernement, d’un ministère de la famille. Elle s’est montrée très sévère sur la non-application de certains textes, des erreurs de priorités, voire une approche en contradiction avec les droits élémentaires des enfants. En particulier ceux concernés par la politique d’immigration. « Le durcissement de (cette) politique a rendu leur situation plus difficile, c’est une des grandes observations de mon mandat », a regretté l’ex défenseure stigmatisant le « placement » des enfants en centre de rétention avec leurs parents, les entraves au regroupement familial, la situation des Roms…

Elle s’est aussi insurgée contre la suppression des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire, plaidant a contrario pour une approche « positive » du problème. « Il existe des dispositifs expérimentaux où l’enfant est entouré, pris en charge en réseau, avec sa famille. Voilà ce qui marche ! », a-t-elle insisté. Enfin, elle a relevé l’échec d’un des objectifs affichés par le chef de l’État lorsqu’il a été élu : réduire d’un tiers la pauvreté en cinq ans. On en est loin, a-t-elle expliqué en substance.

Autant d’arguments, selon Dominique Versini, qui plaidait en faveur du maintien du défenseur des enfants « en tant qu’institution indépendante, visible et accessible ». Parce que, dit-elle, « les enfants ne sont pas des citoyens comme les autres » et que « nous intervenons en dernier recours pour trouver des solutions aux cas les plus complexes ». Ses équipes ont démêlé la situation de 3 000 enfants en 2010

L’expression « inégailités croissantes » a aussi été utilisée par François Bayrou dans livre Abus de pouvoir paru en 2009, pour expliquer que un des buts non avoués de la politique de Nicolas Sarkozy était de créer une politique qui favorise les hauts revenus, qui, selon Sarkozy,  sont le moteurs de l’économie. Ce rapport, vient corroborer l’analyse de François Bayrou.

source: http://eulogos.blogactiv.eu

Retrouvez l’article sur le blog du MoDem Issy-les-Mouluneaux en cliquant ici.

Ouf ! Bayrou, lui, ne doit rien à personne.

12:28 dans Non classé par Modérateur

Quand je vois les pressions de l’UMP sur le Nouveau Centre, avec à la clef une menace de voir des candidats UMP affronter ceux du Nouveau Centre si Hervé Morin se présente au premier tour contre Nicolas Sarkozy, et, à gauche, la situation financière d’EELV qui les poussent à faire des compromis sur leur programme simplement pour pouvoir se financer, franchement, je préfère mon petit MoDem avec ses maigres moyens mais qui ne doit et ne réclame rien à personne, et un candidat, Bayrou, qui s’est forgé le caractère dans le fer rouge de l’indépendance, et, de ce fait, n’est comptable envers aucune force politique, médiatique ou économique de ce qu’il dit, fait ou propose.

Regardez Eva Joly, contrainte de se retirer dans sa tour d’ivoire : on la comprend, c’est l’humiliation au regard des valeurs qu’elle affirme défendre.

Tous ces marchandages font assez froid dans le dos. Je suis bien content d’être où je suis et de soutenir Bayrou. La pire des désillusions que je puis avoir, c’est de ne pas faire un score à la hauteur de mes espérances, mais pas de devoir renoncer aux choses auxquelles je crois pour une circonscription.

Ah, ça, on l’a moqué, la solitude de François Bayrou. Mais aujourd’hui, c’est bien celle-là qui lui aura donné finalement sa force et sa crédibilité.

Retrouvez l’article de l’Hérétique, directement sur son site, en cliquant ici.

J’ai mieux : ni Hollande, ni Sarkozy, mais Bayrou !!!

15:38 dans Non classé par Modérateur

Mais la meilleur raison de ne pas laisser Hollande occuper l’Élysée, c’est tout simplement que Bayrou est un bien meilleur candidat et serait un bien meilleur président, tout simplement :-)

Bon, y’a des soirs, comme ça, je n’ai pas trop envie de développer, c’est fatigant. Pour l’instant, Hollande me paraît relativement raisonnable, mais j’ai encore en mémoire son « moi j’aime pas les riches » de 2007 qui vaut bien le « moi j’aime pas les fraudeurs » de Sarko.

Cela dit, il y a dans le programme de Hollande des choses infaisables qu’il persiste à maintenir :

- la retraite à 60 ans. On sait pourtant que c’est ça qui a foutu la grouille dans l’équilibre des caisses de retraites conçues au lendemain de la Libération. Avec une retraite toujours à 65 ans, les caisses de retraites seraient largement excédentaires aujourd’hui. Il aurait mieux valu descendre tout doucement vers 62 ans, et à l’heure actuelle, en dépit de la crise, tout serait nickel.

- il a approuvé les 35 heures. Dans le privé, je ne dis pas, soit, mais dans le public, c’étaient des dépenses tout à fait inconsidérées.

- ses 60 000 postes de profs sont une embrouille. Cela m’agace, au passage, de voir les Socialistes continuer à opposer prisons et écoles, puisque Sarko veut créer des prisons. Les prisons sont nécessaires, particulièrement à l’heure actuelle, même si elles ne résoudront à l’évidence pas les lenteurs alarmantes de la justice et le manque de moyens criant des tribunaux.

Je ne vais pas épiloguer. Bien évidemment, je préfère de loin Hollande à Sarkozy, et dans un second tour, si les deux devaient être opposés, je n’aurais aucune hésitation à voter pour le premier. Mais bon, cela n’en reste pas moins un candidat par défaut, dans de telles circonstances, et, pour moi, un candidat par défaut, ce n’est pas un bon candidat.

C’est bien pour cela, qu’à ma modeste mesure, j’essaierai de faire ce que je peux pour que ce soit Bayrou qui soit au second tour en mai 2012, que ce soit contre Hollande ou que ce soit contre Sarkozy.

En tout cas, voilà une chaîne qui mérite quelques tags en bonne et due forme :

Voyons, voyons, h16, évidemment, le mal pensant que j’ai eu grand plaisir à lire pendant les primaires du PS et qu’on aimerait voir à nouveau tapoter quelques notes savoureuses sur son clavier, Alexandre, Xerbias, les deux sont de vrais blogues de droite, mon bouvier favori, et l’expert en politique qu’est Hervé. J’aurais bien ajouté CSP dans la liste pour rigoler, mais ce n’est pas le genre à répondre à ce genre de chaînes…du fond de son goulag, mais il doit être occupé à réparer un mirador en Sibérie, je pense…