Avec Cahuzac, ça claque !
Ce vendredi, Jérôme Cahuzac, député-maire socialiste de Villeneuve-sur-Lot et président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, a donné une gifle à un jeune qui l’aurait agressé verbalement puis bousculé. L’élu a ensuite expliqué que c’était son « devoir d’y aller » pour »remettre du bon ordre ». Le jeune en question donne une toute autre version des faits.
Nos chers médias font un parallèle avec une autre claque: celle qu’a donnée François Bayrou à un gamin qui tentait de lui fouiller les poches lors d’une visite à Strasbourg, lors de la campagne présidentielle de 2002.
Dans un cas comme dans l’autre, l’opinion publique est du côté de celui qui donne la gifle que de celui qui l’a reçoit. En effet, la réaction est considérée comme celle d’un père de famille. Comme en 2002, nous sommes dans un climat tendu où la délinquance est toujours aussi importante, preuve que la politique conduite par Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, puis Président de la République n’a porté ses fruits.
Dès lors, depuis plusieurs années, la notion d’autorité est malmenée. Qu’elle soit celle d’un uniforme comme la police ou celle des parents, il est difficile d’affirmer son autorité. Dans la lutte contre la délinquance ou l’absentéisme scolaire, il a été reproché aux parents de ne pas savoir élever leurs enfants, sous-entendu de ne pas avoir suffisamment d’autorité sur eux. Les parents, quant à eux, se demandent et demandent à l’Etat comment faire pour restaurer l’autorité.
Ainsi, quand un élu ou un homme politique répond par une claque à une provocation, il est perçu comme un certain retour aux méthodes à l’ancienne qui ont fait leurs preuves. Souvenez-vous, M6 avait programmé une émission où des lycéens d’aujourd’hui se retrouvaient dans une reconstitution d’internat des années 1960, Le Pensionnat de Chavagnes.
De ce fait, il y a ainsi une nostalgie du bon vieux temps, comme pour bon nombre de sujets. Cependant, je ne suis pas certain que les méthodes d’hier réussiront à régler des problèmes d’aujourd’hui.
Je suis né un certain 19 février 1984. J’ai grandi dans ce qu’on appelle un quartier sensible ou populaire, celui de la Rose des Vents à Aulnay-sous-Bois, avec mes parents et sœurs aînées. De part mon expérience et mon intérêt pour les humanités (histoire, géographie, sociologie, urbanisme…), j’en ai tiré une réflexion sur le malaise des banlieue et le fait que tous les politiques depuis quarante ans ont échoué à faire que vivre en banlieue soit la même chose qu’en centre-ville. Je suis convaincu que cela est possible. C’est pour cela que je me suis engagé en politique. En 2002, à peine majeur, j’ai adhéré à l’UDF, car il me semble qu’une autre approche est nécessaire et qu’elle est même indispensable. Il faut sortir de l’affrontement bloc contre bloc qui jusqu’ici a échoué. C’est avec des personnalités de talents, un véritable dialogue avec nos concitoyens et des solutions audacieuses que nous réussirons à régler les difficultés en banlieue, mais aussi les défis d’aujourd’hui et de demain. D’abord, simple adhérent, je suis progressivement devenu un militant. On m’a remarqué, et j’ai commencé à assumer quelques fonctions au sein des Jeunes UDF et de l’UDF. Ainsi, en tant que président des Jeunes UDF de la Seine-Saint-Denis, j’ai mené la campagne de François Bayrou pour l’élection présidentielle de 2007 et participé à la création du Mouvement Démocrate. Au sein de ce nouveau parti, j’ai eu également plusieurs fonctions et je suis aujourd’hui Conseiller national. J’ai été candidat à deux élections, municipales en 2008 et régionales en 2010. Les résultats n’ont pas été à la hauteur de nos espérances, je le regrette car il manque cette voix démocrate au sein de ces institutions. Désormais, il nous appartient de nous remettre au travail, de repartir à la rencontre de nos concitoyens pour les convaincre que nous pouvons les représenter, que notre projet est le plus juste et le plus à même de régler les problèmes d’aujourd’hui pour mieux affronter les défis de demain. Je tiens un blog personnel depuis février 2005. J’ai créé MonAulnay.com le mois suivant. Je suis aussi présent sur des réseaux sociaux tel que FaceBook ou twitter. Enfin, j’éprouve un intérêt particulier pour les humanités tels que l’histoire, la géographie, l’urbanisme ou la sociologie. Cette transversalité permet de mieux comprendre les sociétés humaines et donc d’apporter de meilleures solutions. Loin d’être un rat de bibliothèque, j’apprécie aussi les salles obscures de cinéma, la musique, les sorties en ville, le théâtre, les expositions, les musées, les nouvelles technologies… Après des études d’histoire pour entrer dans l’enseignement, j’amorce, en 2008, un virage à 90° en entrant dans une société d’assurances, filiale d’un important groupe de protection sociale. D’abord, chargé de relation client, je suis actuellement responsable administratif.
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Commentaire
Un article bien intéressant, car il est rare de lire de tel sujet juste. Je suis comme l’auteur, je ne pense pas que les méyhodes d’hier réussiront à règler les problèmes d’aujourd’hui, car l’évolution de la société n’est pas à la hauteur ( le sens humains à disparu), pour laisser place au rejet de l’autre. Pour donner un exemple concrèt, lorsqu’un professionnel se permet de dire qu’il ne veux pas recruter des cas sociaux de peur pour je ne sais quoi, s’est bien un rejet total. Autrefois, je n’ai pas connu ce genre d’expression aussi injuste.
Les maisons de redressement que l’on appelait autrefois était sans doute très dur, aujourd’hui il serait inacceptable de faire vivre ces jeunes les même traitements. Mais je pense qu’il soit important que le problème de la délinquence soit étudiée à sa juste valeur d’autorité et d’accompagnement plus humains que ce que propose notre Nicolas Sarkozi.